SOMMAIRE
- Edito (emprunté à Limoge)
- Mouvement Intra Académique
- Manifestation 8 mars
- Actions 11 mars

EDITO

Xavier Darcos a expliqué aux journalistes que si les profs voulaient
gagner plus, il leur faudrait payer de leur personne en acceptant plus
d’heures supplémentaires. Eric Woerth, ministre du budget et des
dépenses publiques, est sur la même ligne. Il prétend exonérer le
gouvernement de toute revalorisation générale de la valeur du point
d’indice, scandaleusement décrochée de l’évolution des prix, renvoie au
« travailler plus » et prône l’individualisation des rémunérations.

Du côté des commissions – Pochard ou Attali –, on ne manque pas
d’imagination sur le modèle idéal du professeur de demain, ses droits
et ses devoirs, et sur le tri à opérer entre les bons et les mauvais.
Performance, primes, heures sup, polyvalence,…, la condition
enseignante est encore en chantier. Mais il n’y a plus de mystère sur
ce qui est recherché : la mise en forme d’un « flexiprof », aux
missions repensées, au temps de travail annualisé et au salaire modulé
selon les tâches qu’il acceptera ou non de prendre en charge en plus de
ses heures de cours.

Si le dessein gouvernemental paraît très arrêté, reste sa mise en
oeuvre. La forte mobilisation dans l’Education, l’engagement
majoritaire des enseignants de second degré dans les journées de
grève des 20 novembre et 24 janvier ne sont pas passés inaperçus. Ils
constituent des points d’appui pour aller plus loin dans l’action résolue
que nous devons collectivement mener pour épargner notre métier de
ces funestes projets.

Le SNES appelle les personnels à se réunir en AG pour, notamment,
décider du refus des DHG, condamner le recours aux heures sup pour
financer des besoins d’enseignement pérennes, exiger collectivement
la restitution d’heures-postes, tout en montrant les dangers que
représente pour l’emploi, les recrutements, les conditions de travail et
les rémunérations, la prolifération des HS.

Si la poursuite de l’action qu’entend mener le SNES au plan
national va de soi, c’est aussi au plan de chaque
établissement que la plus large mobilisation pourra se
construire, en liaison avec les différents niveaux de
l’organisation syndicale et avec les parents.