Une rentrée de combat !

On le sait, la stratégie de ce gouvernement depuis le départ est de
frapper vite et fort afin de jouer de l’effet de sidération produit par ses
attaques sans précédent contre tous les acquis sociaux. Et
effectivement, chacun de nous a pu ressentir en maintes occasions
depuis l’arrivée de Sarkozy et consorts, ce mélange de colère sourde et
d’abattement face à ce qui paraît tout à la fois incroyable et pourtant
parfaitement banalisé…

Pourtant, il est grand temps d’en finir avec cet état de paralysie !

Lorsque la politique éducative de Luc Châtel va jusqu’à nier la
qualification de notre métier (un métier qui ne s’apprendrait pas...),
alors, toute la profession, insultée, humiliée, doit se lever pour dire :
STOP !

Cette mesure qui atteint le coeur même de notre métier doit être
retirée. Dans notre académie, nous devons obtenir au moins qu’après la
Toussaint, les stagiaires n’assurent qu’un demi-service jusqu’à la fin de
l’année, afin de leur garantir un temps minimal de formation et
d’analyse réflexive pour construire leurs propres pratiques
professionnelles.

Mais les agressions récurrentes contre le second degré, la
perspective d’une nouvelle saignée au budget 2011 et la dévalorisation
radicale de nos métiers qu’elle implique ne sont que la déclinaison
dans notre secteur d’une politique poursuivie avec obstination dans
toute la Fonction Publique : le sacrifice de l’intérêt général !

C’est le sens de l’appel à la grève le 6 septembre, dès la rentrée lancé
par le SNES.

Bien entendu nous ne sommes pas les seuls visés : il y a à l’évidence
la volonté affichée de spolier un peu plus les travailleurs des richesses
qu’ils créent à travers la prétendue « réforme des retraites ». Il y a aussi
les questions d’emploi, de salaires et de services publics totalement
dédaignées par ce gouvernement qui n’a d’yeux que pour la finance et
ceux qui le font !

Alors pour détourner l’attention de cette évidence que l’opinion
commence clairement à percevoir, le Président et ses ministres font de
scandaleuses déclarations visant à stigmatiser des populations selon
leur origine, leur mode de vie ou leur pauvreté. Preuve s’il en était
besoin que le credo ultra-libéral fait très bon ménage avec
l’autoritarisme le plus brutal.

Face à cette politique nous ne pouvons plus reculer : nous devons
opposer des réponses massives et déterminées. Et nous devons le
faire maintenant.

Face à un gouvernement qui joue la politique du pire, le plan
d’action élaboré avant les congés est plus que jamais d’actualité : les 6 et 7 septembre, nous devons bâtir le rapport de force qui permettra de
porter un coup d’arrêt à ces orientations mortifères et à la remise en
cause de tout ce à quoi nous tenons !

SOMMAIRE
1. Edito :
2. A quoi sert le SNES 29 ? –
Se syndiquer
3. Le SNES dans les instances
4. Les permanences –
Le nouveau bureau du SNES 29
5.-6. TOUS dans l’action les 6 et 7

A tous, une très bonne rentrée,
offensive et active !