26 mars 2015

Actualité académique

Election professionnelles 2014 : le SNES reste le syndicat du second degré

Le SNES toujours loin en tête dans tous les scrutins malgré un léger recul.

Dans un scrutin désormais électronique, aux modalités toujours plus compliquées qu’un vote à l’urne, la participation,
même si elle progresse légèrement, est restée bien en deçà des chiffres que nous connaissions jusqu’en
2008.

À l’échelle nationale, la FSU et le SNES restent très largement en tête des suffrages. Ainsi la FSU a obtenu 35,5 %
des voix au CTM, devant l’UNSA à 21% et FO à 13,5%. Le vote pour la CAPN a également conforté la première
place du SNES avec 44,3% des voix, devant le SNALC à 12% et le SGEN.
Mais ces résultats marquent néanmoins une baisse réelle. Entre les organisations syndicales qui font le choix de
la démagogie et s’enferment dans une posture de refus stérile de toute discussion, et celles qui revendiquent
l’accompagnement des réformes, la volonté du SNES de porter la voix des collègues et de défendre une conception
ambitieuse du système éducatif et de l’école n’est pas le chemin le plus facile. Néanmoins notre détermination
reste intacte et le SNES reste porteur d’un syndicalisme de métier, conjuguant plus que jamais le combat
pour l’amélioration des conditions de travail et la défense d’une école plus juste et plus démocratique.

Analyse par scrutin

CTA

Dans l’académie, la FSU obtient 39,8 % des voix, plus
de 23 points devant FO et le SGEN, et conserve la moitié
des 10 sièges au CTA (5 pour la FSU, 1 pour FO, 1
pour le SGEN, 1 pour la CGT, 1 pour l’UNSA et 1 pour
SUD). Rappelons que cette instance présidée par le Recteur
est la plus haute instance de concertation académique
et que c’est dans ce cadre que le Recteur
présente ses arbitrages. La FSU y intervient systématiquement
et de façon approfondie pour obtenir des explications
sur le budget de l’académie, sur la répartition
des postes et plus largement sur l’ensemble des décisions
qui relèvent du Recteur.

Le vote au CTA détermine également la désignation des
représentants dans les 4 CTSD (Comités Techniques
Spéciaux Départementaux)… et dans les 5 CHSCT (Comités
Hygiène Sécurité et Conditions de Travail).

CAPA des Agrégés

Avec 47,7% des voix, le SNES -avec le SNEP et le SNESup- conserve 6 sièges sur 10. Le SNES est très largement en tête
avec plus de 30 points d’avance sur le SGEN (16,23 % et 2 sièges), le SNALC (15,04% et 1 siège) et FO (11,8% et 1 siège)

CAPA des Certifiés

La CAPA des Certifiés est la plus importante en nombre puisque 19 sièges sont à pourvoir. Avec 46,7% des voix, ici aussi le SNES
reste très largement en tête, plus de 25 points devant FO (20.6%) et devant le SGEN (11,8%).
Le SNES conserve la majorité absolue avec 10 sièges sur 19. FO en obtient 4, le SGEN et SUD 2 chacun et le SNALC 1.

CAPA des CPE

Chez les CPE, le SNES obtient 43,8% devant le SGEN (18,7%), la CGT (16,8%) et l’UNSA (9,3%)s.
La répartition des sièges est la suivante : 4 pour le SNES, 2 pour le SGEN, 1 pour la CGT et 1 pour l’UNSA.
CAPA des CO-Psy
Le nombre de sièges à pourvoir est passé de 5 à 4. Le SNES obtient 48,51 % des voix, le SGEN 39,6 % et SUD 11,88 %
Le SNES conserve 2 sièges, le SGEN également, SUD perd le sien.

CCP

Les CCP (Commissions Consultatives Paritaires) concernent les personnels non-titulaires. Il y en a deux, l’une pour les
AED et l’autre pour les contractuels enseignants. S’agissant d’un scrutin sur sigle, il n’y a pas besoin d’avoir des candidats
pour se présenter, ce qui explique la présence d’organisations plus nombreuses mais parfois inconnues…

Pour les AED, le SNES arrive en tête avec 32,6 % des voix et obtient 2 des 5 sièges, devant FO et SUD à 17% et le SGEN
à 13%, ces organisations obtenant un siège chacune.

Pour les non-titulaires enseignants, le SNES obtient 34 % des voix et la moitié des sièges (2 sur 4), les deux sièges
restant vont à FO (22,5%) et à la CGT (16,7%).

Ainsi, malgré une légère baisse, le SNES reste largement
majoritaire dans l’ensemble des CAPA. Les commissaires
paritaires du SNES vont donc pouvoir
continuer à suivre les dossiers, à défendre les personnels
en veillant au respect des règles et à la transparence
des opérations de carrière. Ils organisent toute
l’année des permanences quotidiennes à la section
académique à Rennes et sont disponibles pour vous
répondre et vous aider dans vos démarches. N’hésitez
pas à faire appel à eux.

Même si le SNES passe à l’occasion de ces élections
sous la barre des 50% des voix, il demeure - et de loin
- la première organisation syndicale du second degré.
Il est présent dans l’ensemble des établissements de
l’académie et porte, au-delà de ses syndiqués, la voix
du second degré. Cette réalité se traduit dans la volonté
de faire figurer sur nos listes des collègues de
tous les départements, de toutes les disciplines, représentant
au mieux la réalité de la profession.

Toutefois, ce léger recul ne doit pas manquer de nous
faire réfléchir collectivement. En Bretagne, le SNES fait
un travail important tout au long de l’année pour améliorer
les conditions de travail, s’opposer aux attaques
contre nos métiers et obtenir des avancées pour tous.
Quotidiennement, au-delà de la défense individuelle
des collègues, il mène un travail d’interventions auprès
de l’administration et d’information de la profession à
travers ses publications académiques régulières ; il
contribue également à la réflexion collective sur le métier
en organisant des stages ouverts à tous.
Mais comment conserver et développer la proximité
avec les collègues, au plus près de la réalité de leur métier
 ? Il est sans doute nécessaire de renforcer le soutien
aux enseignants, CPE et CO-Psy dans les
établissements en animant davantage leur section syndicale
(S1), de multiplier les modes de consultations
pour les décisions d’action, d’associer davantage les
syndiqués au fonctionnement interne du syndicat à travers
des réunions (stages, conseils académiques…). Autant
de pistes que le SNES s’efforcera de creuser dans
les mois et les années à venir pour continuer à maintenir
le lien avec l’ensemble des collègues et montrer
qu’il demeure LE syndicat du second degré.

Matthieu Mahéo