27 janvier 2013

Observatoire et stages

Langues vivantes : CTA 22 janvier 2013 Déclaration de l’intersyndicale

Déclaration de l’intersyndicale SNES-FSU, SNLC-FO, SUD-Education, CGT-EDUCaction concernant
les nouvelles épreuves de langues vivantes au baccalauréat 2013.

Monsieur Le Recteur,

Désormais au pied du mur, les collègues de langues vivantes de certains lycées de l’académie
mettent actuellement la dernière main à la préparation des épreuves de compréhension orale
pour le baccalauréat 2013.

Les craintes que nous avons manifestées à ce sujet, mais aussi plus largement quant à l’ensemble
du dispositif d’évaluation, dès sa publication au BO du 24 novembre 2011 ne font que se confirmer.

De toutes parts, les enseignants expriment les difficultés qu’ils rencontrent pour préparer leurs
élèves dans des conditions convenables, concevoir les sujets, trouver le temps d’une indispensable
concertation dans les équipes et organiser la passation des épreuves.
Sur ce dernier point, les équipes de direction sont également mises à contribution tout en
cherchant à limiter tant que possible l’impact de ces épreuves sur le bon déroulement des
enseignements. À ce titre, il est à craindre que l’organisation des épreuves d’expression orale ait
des conséquences encore plus dommageables sur le fonctionnement des établissements.
Des informations que nous recevons de nombreux établissements, il ressort que la disparité des
situations et des modalités d’évaluation d’un établissement à l’autre ne peut garantir l’égalité de
traitement des élèves face à de nouvelles épreuves auxquelles ils n’ont pour certain pas été
préparés en Première.

Voilà pourquoi l’instauration d’un moratoire pour la session 2013, revendiquée par nos
organisations syndicales qui représentent une large majorité des collègues, reste la solution que
le ministre refuse à ce jour de choisir. Face à ce refus auquel nous ne nous résignons pas, la
possibilité de reporter les épreuves de compréhension orale au troisième trimestre doit permettre
aux élèves de les passer dans des conditions moins mauvaises et à nos collègues de les y préparer
plus sereinement. Cette possibilité de report doit être réaffirmée très rapidement et très
clairement aux Proviseurs des lycées de l’académie.

Par ailleurs, les élus au CTA des organisations signataires de cette déclaration vous demandent de
transmettre au Ministre leur exigence d’une remise à plat de la réforme des épreuves de langues
vivantes au baccalauréat pour les sessions ultérieures sur la base de principes intangibles : les
épreuves devront être nationales, anonymes et terminales.
Nous vous demandons, Monsieur le Recteur, de bien vouloir recevoir de toute urgence les
organisations syndicales SNES, FO, SUD, CGT pour échanger sur les mesures qui s’imposent pour
cette session.