18 décembre 2007

Observatoire et stages

Les chantiers en cours en Histoire-Géographie (Rennes – jeudi 7 février 2008)

Les chantiers en cours en Histoire-Géographie
Collège et lycée. Questions d’actualité.

Stage animé par Franck Thénard-Duvivier
co-responsable du groupe national Histoire-Géographie au SNES

Les derniers mois ont placé nos enseignements – et singulièrement l’Histoire – au centre de l’actualité. Débats et polémiques témoignent des enjeux qui traversent nos disciplines d’enseignement. Ils soulignent la nécessité, pour notre profession, de redoubler de vigilance face aux tentatives d’instrumentalisation de l’Histoire et de la mémoire collective.
Dans ce contexte, il est crucial de s’emparer des questions relatives à la redéfinition des programmes scolaires et des missions de l’Education nationale.
Pour le collège, un projet est en cours d’écriture ; il sera rendu public début 2008 et mis en œuvre à la rentrée 2009 pour la Sixième, avec le livret de compétence…
Au lycée, le bilan des programmes actuels (1re L et ES) et les nouveaux programmes dans les séries technologiques nous invitent à analyse.

C’est pourquoi le stage propose deux axes principaux :

1/ Le point sur l’actualité récente de la discipline.

Les nouveaux programmes du collège (pour 2009-2012) : grandes lignes et finalités du projet.
Le socle commun et le livret de compétences : quelle est la place de nos disciplines dans les piliers 5 (culture humaniste) et 6 (compétences sociales et civiques).
Le bilan des programmes au lycée, après une consultation de pure forme sur les nouveaux programmes des séries technologiques (ST2S, STI et STL).

2/ Un débat sur les usages de l’histoire à l’heure du « devoir de mémoire ».

Malgré la polémique suscitée par l’instrumentalisation du souvenir de Guy Mocquet, le Ministère remet ça ! Une note de service (BO 31 oct. 2007) porte sur le « devoir de mémoire » relatif à la traite négrière, à l’esclavage et à son abolition ; elle appelle les enseignants à organiser des actions le 2 décembre, (à l’occasion de la journée internationale pour l’abolition de l’esclavage) et le 10 mai suivant. Manifestement, le législateur comme le chef de l’Etat a des difficultés à faire la distinction entre histoire et mémoire.

Pourtant, « face au devoir de mémoire, constamment mentionné par les médias, il convient de privilégier un devoir d’histoire ». C’est L. Wirth, IG d’Histoire-Géo, qui l’écrit ! (Actes du colloque national sur « La traite négrière, l’esclavage et leurs abolitions : mémoire et histoire », mai 2006, p. 69).

Le stage se propose de faire le point sur l’ensemble de ces questions pour nous permettre collectivement de mieux défendre notre métier et nos valeurs.

bulletin d’inscription et modèle d’autorisation d’absence (à déposer avant le 7 janvier = rentrée de janvier)