Cher(e) collègue

Depuis l’époque, déjà lointaine, des TA-TR, puis de la publication par le Ministre Allègre du décret sur les TZR en 1999, le SNES a toujours été aux côtés des collègues qui n’ont pas eu la chance d’obtenir une affectation sur poste fixe. C’est ainsi que nous avons eu dans l’académie à mener des luttes contre la dégradation de la situation des collègues TZR :
- contre l’élargissement des ZR dans l’académie en 2004,
- contre la suppression des bonifications spécifiques de 20 points par an sur tous types de voeux,
- contre la modification des règles de paiement de l’ISSR.

Aujourd’hui, force est de constater que ces luttes, parfaitement justifiées au regard des coups portés aux collègues, n’ont pas suffisamment payé, faute d’une mobilisation massive de l’ensemble des collègues concernés.
Cependant, le SNES continue de travailler sur ces questions tout en assurant, au quotidien, la défense des collègues maltraités. Les affectations des TZR lors de la phase d’ajustement de juillet et août comme le nombre et la complexité des situations que nous avons eues à traiter depuis la rentrée ne sont pas sans éveiller l’inquiétude et la vigilance des militants du SNES.

Où en sommes nous aujourd’hui ?

- Le nombre de TZR n’a cessé d’augmenter ces dernières années pour atteindre plus de 1600 collègues. Il faut y voir le résultat de la gestion des moyens à l’heure près opérée par le rectorat, une gestion à courte vue, qui a deux conséquences : des suppressions massives de postes en établissements (plus de 1000 en 2 ans dans notre académie) et la multiplication de services incomplets obligeant les collègues à compléter sur un voire deux établissements et pour des quotités ridiculement faibles. Dans bon nombre d’établissements, la transformation d’HSA en tout petits blocs de moyens provisoires, ordonnée par le rectorat, est passée par là. Le SNES lui aurait largement préféré une transformation en postes fixes, mais cela n’est pas à l’ordre du jour.

- D’une manière générale, on observe une recrudescence de services partagés sur des établissements qui sont de plus en plus éloignés les uns des autres. On imagine l’impact sur les conditions de vie et de travail de nos collègues.

- En cette rentrée, le mot d’ordre au rectorat est d’ « occuper » les TZR en priorité, quitte à ne pas forcément tenir compte de leur discipline de recrutement, comme pour les collègues de STI toujours contraints cette année d’aller faire de la technologie en collège ou encore les collègues des disciplines générales sommés d’aller faire de la documentation,ce qui est illégal. Nous appelons les collègues à refuser systématiquement ce type d’affectation.

Pour toutes ces raisons, le SNES reste en veille sur la question des TZR. Mais parce que nous savons bien que rien ne peut se faire sans les collègues eux-mêmes (qu’ils soient TZR ou non car c’est bien l’ensemble de la profession et le service public d’éducation qui sont concernés), nous souhaitons que ces collègues se saisissent de ce dossier au travers d’un collectif académique. Nous savons en effet dès aujourd’hui quelles seront les prochaines luttes que nous aurons bientôt à mener :

- mesures de carte scolaire sur les zones de remplacement : le SNES s’oppose farouchement depuis deux ans aux projets de cette nature que lui soumet le rectorat. Nous ne nous faisons pas d’illusions. Ces projets n’ont pas atterri dans la corbeille à papier mais dans un tiroir. Ils ressortiront lors de la préparation de la rentrée 2007 s’il s’avère que le rectorat constate un écart trop significatif entre le positionnement des collègues et les besoins.
- Bonifications TZR : si elles subsistent sous des formes diverses dans les académies, le B.O. Mutations 2006 a clairement annoncé la couleur : en 2008, les TZR n’auront même plus droit aux bonifications acquises avant 2004 ! Dans le contexte actuel, vu le nombre de postes fixes mis au mouvement, on mesure l’ampleur du scandale. Un TZR depuis 1999 perdrait brutalement pas moins de 120 points ! Au niveau national, le SNES a déjà entrepris de contraindre le ministère à revenir sur cette disposition.
- ISSR : il faut savoir que l’académie de Rennes traite cette question dans le cadre du décret de 1989, là ou d’autres font preuve d’un zèle acharné. En ces temps de disette budgétaire, certaines académies ont donc entrepris de proratiser l’ISSR (en fonction du nombre de jours effectivement travaillés, ou de la quotité de service). Il est à craindre que l’académie de Rennes finisse elle aussi par décider de racler les fonds de tiroirs...
- Conditions de travail, disciplines : rien ne permet de penser que la tendance actuelle dans ces domaines ne s’inverse. Elle risque bien plutôt de s’alourdir. Le rectorat envisage par exemple la création de postes bivalents en établissement afin de stabiliser les TZR. Qui peut croire que cette « nouveauté » apportera quelque chose aux collègues et à leurs élèves ? Nous devons donc nous poser ensemble la question de savoir à quel moment il faudra dire STOP !

Rejoignez le collectif TZR du SNES !

Participez aux réunions TZR


- le 11/10 à 14 h 30 au SNES 56 (12 rue Colbert - Lorient)

- le 11/10 à 14 h 30 au SNES 35 (local FSU, avenue Chardonnet - Rennes)

- le 18/10 à 14 h 30 au SNES 22 (18, rue de Brest - St-Brieuc)

- le 18/10 à 14 h 30 au SNES 29 (maison du peuple, pl. E. Mazé - Brest)