Une fois de plus le recteur n’a pas daigné recevoir personnellement la
délégation (pourtant intersyndicale) reçue aujourd’hui au rectorat. Ce sont
donc M. Vauléon, DRH, et Mme Rault, chef de la DPE, qui nous ont reçu.
Voici un bref compte-rendu de la discussion.

Si le rectorat considère qu’il ya « peut-être » lieu d’améliorer les rapports
entre l’administration (rectorat, chefs d’établissement) et les collègues, ce
que nous avions perçu comme un aspect très fort dans les revendications des
collègues, pour tout le reste, les réponses ne sont pas à la hauteur des
enjeux, quand-elle ne se transforment pas en fin de non recevoir :
ISSR : le rectorat applique les textes de la manière la plus restrictive, ce
que lui permet la jurisprudence ets exigé par la TPG. Il n’y aura donc pas de
modification à attendre.

Sur le retour aux 16 zones. Ce serait un retour en arrière dans l’évolution
de la politique de gestion restorale, donc : non.
Sur les sorties de zone : le rectorat refuse de s’engager sur quelque chose
qui
est rendu possible par le décret de 1999 sur les TZR et procure une souplesse
de gestion, même si l’impact n’est pas le même selon que l’on a 16 ou 8 zones
dans l’académie.

Sur le respect des statuts et disciplines : le rectorat dit appliquer le
décret de 50. Il ne pense pas en faire une interprétation particulièrement
abusive. Pas de changement à prévoir donc.
Sur tout ces points essentiels pour les organisations syndicales et avant tout
pour les collègues, la réponse est donc : NON.
Par contre le rectorat veut bien envisager de réfléchir à des compensations
de la pénibilité liée aux affectations sur ZR :
- Même si les 20 points par an acquis au 31/08/2004 seront effectivement
supprimés, on peut réfléchir à une compensation de cette perte dans le
barème intra. Nous attendons de voir mais l’intersyndicale continue d’exiger
le retour aux 20 pts/an.

Les autres compensations laissent songeur :
- refonte de l’emploi du temps en cas de difficulté pour un collègue affecté
loin de chez lui. Quiconque a déjà essayé d’obtenir celà sait à quel point
il est vain d’espérer.
- accompagnement pédagogique en cas d’affectation hors-discipline : le simple
fait de proposer celà revient à enterriner le principe de telles
affectations. Pour nous, c’est sans objet.
- création de supports bivalents clairement identifiés pour permettre des
affectations pérennes. Cette dernière proposition se passe de commentaires.

Pour le SNES comme pour l’intersyndicale, le compte n’y est pas, loin de là.
Nous travaillons d’ores et déjà à un rassemblement académique. N’hésitez
pas à nous faire part de votre opinion sur le sujet comme sur le reste.

V. Plé, M. Petiteau