Alerte TZR : conseil syndical ouvert à tous les TZR le 13 novembre

1. Stagiaires IUFM

Suite aux multiples interventions du Snes en CTPA, auprès des secrétaires généraux du rectorat, du cabinet du Ministre, le rectorat vient de décider de ramener les stagiaires en collège à 8 heures , ou moins de 8 heures selon le cas. Le SNES se félicite de cette première avancée. Dès que nous avons eu connaissance du recul du rectorat (mardi 9 octobre) nous avons écrit aux stagiaires pour leur communiquer la décision et leur avons demandé de nous transmettre au plus vite tous les problèmes auxquels ils pourraient être confrontés dans leur établissement. Nous demandons aux S1 de prendre contact avec les stagiaires afin de suivre avec eux l’évolution de la situation . L’entêtement du Rectorat, interpellé tant par le SNES académique que par l’IUFM dès janvier 2007 sur le caractère illégal de l’affectation des stagiaires sur des services de 9h ou plus, risque d’entraîner des difficultés dans les établissements : en attendant octobre pour revenir sur sa décision, il devra assumer les conséquences auprès des collègues et des chefs d’établissements.

Pour les stagiaires en lycée le rectorat va revenir au cadre légal en modifiant les arrêtés d’affectation pour y mentionner la quotité exacte effectuée, c’est la moindre des choses.

Nous continuons à exiger que tous les stagiaires soient ramenés à 8 heures y compris en lycée.

Faites remonter au snes toutes les informations sur la nouvelle situation créée et des retombées tant sur les stagiaires que sur l’établissement lui-même.

2. ASEN et « retard » de paiement

Des collègues ASEN et des secrétaires de S1 nous ont alertés sur les retards de paiement de septembre. Les responsables du secteur « vie scolaire » et le secrétariat académique sont intervenus auprès du rectorat pour dénoncer la situation faite aux collègues ASEN et demander des explications.

Plusieurs problèmes :

- Des chefs d’établissements ont remonté trop tardivement les contrats aux services du rectorat qui « déclenchent » la paie
- Le TPG (trésorier payeur général) a retardé la mise en paiement des salaires pour certaines banques. Pour quelles raisons ? Mystère !

Normalement ces problèmes seraient réglés depuis le mercredi 10 octobre.

3. TZR et ISSR

Rigueur budgétaire oblige, les règles d’attribution de l’ISSR (indemnité de sujétions spéciales de remplacement) se sont fortement durcies de manière progressive depuis 2 ans. Nous intervenons depuis plusieurs mois auprès de la DPE, du secrétariat général et du Recteur pour contrer chacune de ces attaques qui dégradent un peu plus encore les conditions de travail des TZR. Lors du CTPA de mars dernier alors que le Recteur présentait les nouvelles modalités d’attribution de l’indemnité à compter du 1/09/07, seul le SNES est intervenu pour dénoncer cette décision rectorale et expliquer en quoi elle était injuste. Depuis nous avons écrit à ce sujet dans plusieurs publications du SNES. Très récemment, les collègues TZR ont reçu un courrier du rectorat leur expliquant ces nouvelles modalités d’attribution. Plusieurs TZR expriment aux permanences des S2 et du S3 leur mécontentement et leur inquiétude : beaucoup ne pourront pas assurer financièrement les déplacements professionnels sans cette indemnité (certains font jusque 1000 km par semaine !). Nous leur proposons d’écrire au Recteur pour exposer leur situation individuelle (déplacements hebdomadaires, emplois du temps, …) en demandant une révision de leur situation. Le secrétariat académique du SNES écrit aujourd’hui à l’ensemble des TZR (syndiqués) pour proposer un rassemblement académique dans les plus brefs délais (ISSR, affectations et conditions de travail). Il est important de se mobiliser mobiliser car 500 TZR (soit 1/3 des TZR de l’Académie) dans la cour du rectorat n’auront pas le même impact qu’une audience avec 12 collègues !

4. Heure de labo

Le décret de Robien a été abrogé : pas besoin d’être fort en droit pour savoir que du coup, on en revient à la situation immédiatement précédente. D’ailleurs le Ministère en la personne de PY Duwoye l’a bien rappelé.

Que se passe- t-il dans l’académie où décidément nous avons à faire à des décideurs zélés qui vraisemblablement essayent de réduire les acquis de la lutte des personnels l’an passé ?

Tout d’abord ils ont sorti une circulaire en juillet dans laquelle sans concertation aucune, il décrétaient que les heures de labo ne seraient attribuées que dans des lycées de plus de 1000 élèves car effectivement dans le décret de 50 il est écrit que le Ministère arrête la liste des établissements bénéficiaires. Comme la gestion n’est plus et depuis longtemps ministérielle mais académique, le recteur avait cru bon de fixer un seuil (1000 élèves). Face à nos protestations le rectorat est revenu en arrière il y a quelques semaines mais cette fois en laissant la décision aux chefs d’établissements d’attribuer ou pas l’heure de labo dans leur établissement. Rien dans le décret de 50 ne le permet : pas question d’accepter cette délégation de pouvoir aux Proviseurs, la gestion des personnels n’est pas une gestion locale. Il faut donc s’appuyer :

- sur les arguments pré cités
- sur l’engagement de Duwoye à savoir que là où l’an passé il y a avait des heures de labo elles devaient être reconduites
- sur le fait que les heures ont bien été attribuées aux établissements. En Ille et Vilaine, l’IA a communiqué le nombre d’heures qui ont été rendues aux collèges pour rétablir la situation de l’an dernier, nous pouvons vous le fournir.

pour exiger que les heures de labo soient attribuées et rémunérées. Au pire s’il n’y a pas moyen de récupérer ni les Heures postes, ni les HSA, demandez à ce que les heures soient payées à titre exceptionnel en HSE (avec un volume fixé dès à présent à 36 HSE).