12 mars 2012

SECTIONS DEPARTEMENTALES

L’IA 56 reçoit des reprensentants enseignants des lycées vannetais et de Questembert

"Lycées publics. « La rentrée ne peut pas se faire »

9 mars 2012 -

Des représentants des lycées Lesage, Charles-de-Gaulle de Vannes et Marcelin-Berthelot de Questembert ont rencontré l’inspectrice d’Académie : « Les effectifs augmentent, pourtant on nous supprime des divisions ».
Pour les enseignants du second degré réunis hier soir devant l’inspection d’académie, le compte n’y est pas. « Les dotations horaires ne sont pas établies sur les besoins réels mais selon des règles qui visent à faire des économies », constate Anita Kervadec, représentante syndicale du SNES. « Pour l’instant, la rentrée ne peut pas se faire puisque les dotations horaires ne correspondent pas aux besoins réels ».

Toutes les séries ensemble

Professeur au lycée Lesage, Anita Kervadec constate qu’« alors que les effectifs progressent, le lycée perdra, à la rentrée, deux divisions. En première, partant du principe que des séries sont réunies pour suivre le tronc commun de cours, l’effectif est globalement divisé par 35. On doit ainsi mélanger dans une même classe des élèves qui sont en S, en ES, et en L.Or, en français par exemple, les littéraires ont pourtant un programme différent, des objectifs post-bac différents et des épreuves différentes. En histoire-géo, on va réunir des lycéens qui passeront leur épreuve du bac en première et d’autres en terminale ». Un enseignant du lycée Marcelin-Berthelot explique que dans son lycée : « Il y a neuf divisions mais qu’ils n’ont eu des heures que pour huit ». Les heures qui manquent, les proviseurs doivent les trouver ailleurs, par exemple en supprimant des dédoublements de classe en langue. Les enseignants dénoncent également la multiplication des heures supplémentaires. « Avant la moyenne des heures supplémentaires était de 7%, aujourd’hui on dépasse les 10%. Elles sont multipliées car elles coûtent moins chères que de créer des postes », indiquent les enseignants. « Nous demandons que les heures supplémentaires soient transformées en heures poste », précise Claire Mourot, professeur d’anglais au lycée Charles de Gaulle. Anita Kervadec souligne également que les financements de certaines spécialités ont été revus à la baisse. « Le lycée a trois spécialités en terminale STI, or le rectorat a annoncé qu’il n’en financerait plus que deux. Ce sont de nouvelles spécialités qui ont besoin d’être connues. Aussi nous demandons l’application du moratoire, le temps que cette toute nouvelle série trouve sa vitesse de croisière ». "


Stéphanie Le Bail Le Télégramme du 9 mars 2012

rentrée 2012