- mutations : pétition des organisations syndicales


Département 22 Côtes d’Armor

- Saint-Brieuc -Lannion -Guingamp -Dinan : 35 000 tout confondu

Département 29 Finistère :

- Quimper - 20 000
- Brest - 25 000
- Morlaix - 6 500
- Quimperlé - 5 500

Département 35 Ille-et-Vilaine

- Rennes - 60 000
- redon - 500
- St Malo - ?

Département 56 Morbihan

- Lorient - 35 000
- Pontivy - 3 000
- Vannes - 7 000

Soit un total de plus 192 500 manifestants dans les rues bretonnes (rappel, le 29 janvier nous étions 160 000)


Les nouvelles formes de « management » et
d’individualisation de la gestion des carrières
conduisent le Ministère à ignorer l’un des
messages envoyés par la profession lors des élections professionnelles
de décembre dernier : attachement aux règles
collectives et au paritarisme.
Divulguer le projet d’affectation
individuelle au mouvement inter-académique
comme à l’intra, avant la tenue des commissions paritaires
constitue une grave attaque contre le paritarisme.

Tout doit être mis en œuvre pour combattre une telle décision
 : c’est le sens de nos nombreuses interventions au ministère
et au rectorat, c’est le sens de la pétition intersyndicale que nous vous invitons à signer massivement.

Au-delà, et bien que Ministre et Recteur s’en défendent, c’est
le dialogue social qui est aussi attaqué, pour preuve
cette situation académique. Chacun sait que
la qualité du mouvement intra et la satisfaction
des collègues demandeurs de mutation
dépendent pour une large part
des postes mis au mouvement.
Depuis de nombreuses années le
SNES et les syndicats de second degré de la FSU (SNUEP et SNEP) ont pu, dans les différents groupes de travail et les Comités Techniques Paritaires, faire « bouger » les lignes.
Aujourd’hui l’étude systématique des situations des établissements
est remise en cause ; gageons qu’en recevant pendant plus de
trois heures les nombreuses délégations qui ont
répondu à notre appel ce mercredi 11 mars, le nouveau
Secrétaire Général du rectorat aura reconnu la légitimité
de notre demande. S’il refusait d’y répondre favorablement,
la profession serait en droit d’interpréter son entêtement
comme un recul du dialogue social !

L’action de ce mercredi s’inscrivait dans le cadre le la journée
initiée par la FSU : "pour l’Education, de la maternelle
à l’université". Engagée depuis plusieurs mois, la mobilisation
des personnels de l’Education contre la politique du gouvernement
ne fléchit pas. Après la manifestation nationale
pour l’Education en octobre, après la grève du 29 janvier,
nous devons, par notre combativité, contribuer au succès
de la nouvelle grève interprofessionnelle du 19 mars
et réfléchir aux suites à lui donner. Nous avons ensemble
obtenu de premiers reculs ; il faut aller plus loin ! Le gouvernement
en ces temps de crise voudrait nous enfermer dans
une « pseudo unité nationale » qui masque mal les orientations
d’une politique qui aggrave les conséquences de la
crise, qui démantèle les services publics, favorise les profits,
détruit l’emploi, et ne comporte aucune disposition envers
les salariés.

Nous devons imposer au gouvernement qu’il tienne compte
des demandes des salariés, des chômeurs, des retraités,
qu’il réponde aux aspirations à plus d’égalité, de solidarité, à
plus de services publics, à un autre partage des richesses.
La lutte continue !

Michèle Carmès