31 janvier 2012

Actualité académique

Rentrée 2012 « Comment faire pour que cela se passe le moins mal possible ? »

Compte-rendu de l’audience avec les IPR d’Histoire-géographie Mardi 7 février 2012


"Comment faire pour que cela
se passe le moins mal possible ?"

C’est ainsi que le Recteur Steyer a ouvert le CTA (Comité Technique Académique)
du 17 janvier. Les effectifs continuent de progresser : l’académie est d’ailleurs la
première des académies pour son évolution démographique dans le second degré.

Pour autant les retraits d’emplois s’amplifient, passant de -39 à la rentrée 2011 à
- 55 pour la rentrée 2012 ! Les LP, où disparaissent toutes les formations bac pro en
4 ans, sont lourdement mis à contribution avec -45 ETP. Les collèges et lycées GT
gagnent 60 emplois là où il en faudrait 160 pour maintenir les conditions d’enseignement
de la rentrée 2011, qui déjà sont loin de nous satisfaire...

rentrée 2012

Le rectorat privilégie donc des retraits d’emplois sur des lignes budgétaires
moins tendues (-30 assistants étrangers entre autres...), prouvant là que l’académie
ne peut plus continuer à supprimer des postes devant les élèves.

La bagarre pour obtenir des moyens nouveaux en heure-poste devant
élèves est donc relancée dans chaque établissement pour au minimum
faire annuler les HSA (toujours aussi nombreuses !). C’est ce qui, à la rentrée
2011, a contraint le rectorat à réinjecter 35 ETP en supprimant
1206 HSA dans les collèges et lycées (là où il en avait supprimé 39 en
préparation de rentrée...). La pression des CA dénonçant par le vote des
dotations trop faibles au regard des effectifs réels (à la rentrée 2011,
540 élèves de plus en LGT que la prévision !) est aussi nécessaire.

Le bug avec Affelnet en juillet dernier (des dizaines d’élèves sans inscription
en seconde en fin de procédure d’affectation) pourrait encore se reproduire
 : l’orientation choisie par les élèves pour un lycée autre que celui de
rattachement, le choix des familles pour le réseau public seront certainement
dans le collimateur. Pour adapter la demande à l’offre de formation,
chaque année moins diversifiée, la gestion automatisée des flux d’élèves
gagne du terrain, alors que le projet académique promeut pourtant
comme jamais “le parcours de l’élève” !

le jeu de massacre sous Sarkozy-Chatel