28 mars 2012

Actualité académique

Préparation de rentrée : lutter sans relâche jusqu’en septembre !


Congrès national à Reims : le café pédagogique s’entretient avec Frédérique Rollet

Congrès national à Reims : Programme


Déclaration préalable de la FSU au CTA


Le CTA (Comité Technique Académique) du mois de mars, comme les CTPA qui existaient auparavant, est l’instance
où le recteur présente les mesures d’ouvertures ou fermetures de postes pour la rentrée prochaine.
Il fait suite à une longue période de préparation – et de mobilisation – commencée avec le budget de janvier. Dans
les établissements, où les dotations horaires doivent être présentées, nos militants ont dû encore une fois batailler
contre certains chefs d’établissements peu soucieux d’organiser le vote de la répartition (voire même l’information
des C.A !). Après nos multiples interventions (rectorat, IA départementales, SNPDEN), le secrétaire général du rectorat
et les IA se sont engagés pour que la discussion ait lieu dans tous les établissements avec à l’appui les documents
- essentiels pour agir - que ce soit pour revenir sur des compléments de service ou sur des mesures de carte.
Avec ces documents et informées par nos militants en établissements, les sections départementales du SNES sont
intervenues sur de nombreuses situations dans les CT départementaux (CTSD) du mois de février, et en amont.
Le CTA du 23 mars n’a pas mis un point final aux opérations de préparation de rentrée mais il en constituait une
étape majeure. Ce fut l’occasion pour le Recteur d’entendre les revendications des personnels et de procéder à de
nouveaux arbitrages sur les situations présentées par les élus du SNES qui n’avaient pas pu être résolues lors des
4 CT départementaux. Il faut donc poursuivre avec détermination !

Préparation de rentrée : lutter sans relâche jusqu’en septembre !

Le tableau est extrait des documents transmis aux élus des personnels lors du CTA. L’ajout de la dernière colonne
permet de mesurer les écarts entre la dotation en emplois d’enseignants et la conséquence sur les implantations
de postes en établissement. Alors -40 postes et +15 emplois équivalents temps plein : pourquoi un tel écart ?
C’est une « réserve » pour le rectorat. Pour nous, ce sont des moyens sur lesquels agir d’ici à la rentrée pour des
annulations d’heures supplémentaires avec transformation en heures postes, pour des annulations de compléments
de service et pour des BMP !

tableau cta

En collège,

Les 40 emplois nouveaux n’entraînent que 25 postes nouveaux sur le terrain ! Preuve, s’il le fallait,
que la situation continuera de se dégrader en collège à la rentrée. 60 emplois manqueront pour maintenir le h/e de
cette année scolaire. Avec des effectifs qui continuent de grimper (et ce n’est pas fini !) les services départementaux
des IA ont joué sur les structures des établissements : peu de divisions nouvelles en établissements et toujours
des heures supplémentaires !

En lycée GT,

La situation de rentrée s’annonce particulièrement critique car malgré une dotation nouvelle de 20
emplois, le bilan des postes est négatif avec 12 suppressions ! La situation du Finistère explique en partie cet écart,
le département connaît une baisse démographique sensible, ce qui facilite la tâche du rectorat redéployant les
moyens vers les autres départements. Le regroupement des enseignements autour du tronc commun qui se poursuit
en classe de terminale, a "permis" par ailleurs un peu partout des suppressions de postes pleins au profit de
BMP incomplets ou de compléments de service à donner. La réforme de l’enseignement technologique (STI2D en
term et STMG en 1re) reste aussi un levier pour supprimer des postes mais le moratoire que nous avons défendu
en STI2D limite les mesures de carte. Tout laisse à penser que le rectorat se garde quelques moyens et attend
l’été pour ajuster les dotations selon les affectations définitives en seconde générale (un mouvement à la hausse a
déjà été observé en juin 2011...) : restons très vigilants sur les divisions supplémentaires qu’il faudra revendiquer
pour satisfaire les demandes d’orientation des familles dont celles venant du privé.

En LP,

le double cursus bac pro 4 ans / bac pro 3 ans s’achève : c’est la raison majeure qui explique les suppressions
de postes très nombreuses, en plus des fermetures de formations que le rectorat considère « trop peu
fréquentées et trop essaimées sur le territoire académique ». Des formations de proximité fermées, des classes toujours
plus chargées en LP : l’enseignement professionnel public y gagnera-t-il face à la promotion très offensive de
l’apprentissage par le gouvernement ?

Orientation :

une suppression d’emploi annulée !
Le rectorat comptait, à l’occasion de la fusion des 2 CIO rennais, que nous contestons sans relâche, récupérer l’emploi
de Directeur ainsi économisé ! Les interventions du SNES ont permis de maintenir l’emploi dans l’enveloppe
orientation. Ce moyen doit revenir aux CIO rennais « rapprochés » mais non fusionnés (la possibilité juridique semble
suspendue durablement) qui ne verront pas la charge de travail diminuée... SPO, labellisation, fusion de CIO :
les offensives ne manquent pas pour attaquer les missions des COPsy mais nous ne désarmons pas !

Stagiaires

275 stagiaires sont prévus dans notre académie à la rentrée 2012. 136 postes définitifs sont réservés pour constituer
les fameux ‘’berceaux’’ : autant de postes en moins pour les collègues qui participent actuellement au mouvement.
Le SNES continue de revendiquer un service allégé pour les stagiaires. Nous ferons tout pour que ces 136
postes soient finalement reversés au mouvement Intra (en juin !) et pour que les stagiaires soient affectés sur des
BMP, permettant un service à temps partiel.

STi2D

23 collègues devant subir une mesure de carte scolaire auront bénéficié du moratoire en 2011-2012. A la fin de cette
année, la moitié d’entre eux partiront (retraite, reconversion). Les autres poursuivront pour une deuxième année,
rejoints dans le dispositif par 11 autres collègues. Cette année, ce seront donc 26 postes de collègues qui feront
l’objet du moratoire. Le SNES a une nouvelle fois demandé avec insistance une formation pour les collègues adaptée
à leurs véritables besoins. Il continue de peser pour un suivi académique de cette question ainsi que de l’évolution
des effectifs dans les filières.
Le SNES revendique toujours une autre réforme de la STI2D, et sera vigilant à ce que la réforme de la filière STMG
ne produise pas les mêmes effets.

Documentation et vie scolaire : toujours moins !

A l’heure où certains candidats présentent l’augmentation du temps de présence des enseignants dans les établissements
comme la solution à toutes les difficultés du collège, le gouvernement a choisi pour la rentrée 2012 de diminuer
encore le taux d’encadrement des élèves par les personnels qui les prennent en charge en dehors des classes.
Nous avons dénoncé cette situation alors que les différents métiers qui interviennent dans les établissements
sont particulièrement exposés aux tensions générées par l’augmentation des effectifs.
Depuis 2008, malgré l’ouverture de 4 collèges, il n’y a pas un CPE en plus sur le terrain. Le métier a-t-il tant changé
pour qu’un CPE suffise là où ils étaient deux il y a dix ans ? Partout dans les vies scolaires, les postes d’ASEN
manquent. Comment concevoir qu’un collège fonctionne sans un poste de documentaliste et un de CPE à temps
plein ?

Les infirmières

se voient imposer des secteurs d’intervention toujours plus vastes dans l’Académie. Les IA veulent
en plus les contraindre à assurer les visites médicales dans le privé, au mépris de leur statut. La FSU agit à leurs
côtés pour faire respecter leurs missions dans le service public d’éducation.

Jean-Marc CLERY, Frédérique LALYS, Gwénaël LE PAIH, Matthieu MAHEO