Encore une fois cette année, la situation des TZR dans notre académie se dégrade ! Des affectations toujours plus éloignées, sans plus aucune reconnaissance de la Zone de Remplacement d’origine, et ce, sans aucune contrepartie ou presque plus...

Les ISSR sont désormais proratisées (versement sur les jours de présence effective dans l’établissement de remplacement) ; une affectation postérieure à la rentrée n’assure plus aucune garantie puisque seul un 2e remplacement dans un autre établissement ouvre droit au versement de l’ISSR. Pour exemple, un collègue qui se verrait affecté jusqu’au 1er juin dans un établissement et n’aurait plus ensuite de remplacement ne toucherait rien, tandis qu’un collègue dans la même situation qui aurait une semaine de remplacement en plus au mois de juin dans un autre établissement aurait le droit à cette indemnité pour la totalité des 2 remplacements ! Quelle injustice ! Quelle absurdité ! C’est inadmissible ! C’est sans compter le fait que cette indemnité n’est absolument pas réductible à une indemnité kilométrique puisqu’elle est selon le décret de 1989, une compensation financière liée à l’exercice de missions particulières (donc non seulement pour les déplacements, mais aussi tout le matériel nécessaire à assurer nos cours à tous les niveaux du 2nd degré ou encore les frais de garde pour enfants par exemple). Qui plus est, quand bien même cette indemnité serait versée aux collègues, de par les nouvelles modalités de versement depuis 2 ans (c’est-à-dire à l’issue du 1er remplacement), elle implique que les collègues fassent des avances de frais parfois énormes (lors d’affectations éloignées).

Quelle profession accepterait de telles conditions de travail ? Nous remarquons à ce sujet au contact de nos collègues TZR l’installation d’une précarité de plus en plus grande, notamment dans les familles mono parentales, ou à revenu unique. Mais plus seulement... Nous sommes déjà intervenus à maintes reprises depuis la rentrée sur des situations particulièrement difficiles afin que les collègues concernés puissent toucher l’ISSR en dédommagement ou obtenir une affectation plus humaine, mais le rectorat nous a opposé dans de nombreux cas une fin de non recevoir...

Quels espoirs, quel avenir pour les TZR à présent ? La bonification de stabilisation sur vœu départemental lors des mutations ou celle acquise pour au moins 5 ans de TZR ?!!! Mais quand la bonification spécifique annuelle de 20 points disparaît, et que le nombre de postes fond comme neige au soleil, que peut-on attendre ?!

Etre TZR n’est plus un choix, c’est une contrainte qui nous tient pendant des années et dans des conditions de plus en plus difficiles ! Le nombre d’appels des collègues démotivés, démoralisés, épuisés, rincés ne cesse d’augmenter, et cela ne peut plus durer !

Cela fait 5 ans que nous dénonçons cette précarisation rampante, que nous voyions arriver. Nous avons tenté de réunir les collègues lors de rassemblements au Rectorat. Malheureusement le rapport de force s’est montré jusque-là insuffisant... Il y a vraiment urgence à changer ce déséquilibre des forces et à ne plus laisser le rectorat continuer à nous essorer. Ne restons surtout plus seuls face à toutes ces attaques !

Regroupons-nous et réagissons !

Retrouvons-nous en conseil syndical

le mardi 13 novembre dans les locaux de l’IUFM à 9h30.

Nous ferons le point sur
- des situations individuelles,
- des textes règlementaires,
- le contexte académique,
- les enjeux politiques actuels…

Nous ferons venir la presse pour une conférence de presse, où chacun pourra témoigner.

En fin de journée nous exprimerons ensemble notre colère au Recteur (une audience est demandée) et nous lui porterons nos revendications.

Le conseil syndical donne droit à une autorisation d’absence :

remplissez le coupon réponse ci-dessous renvoyez-le nous (par mail ou par courrier le plus tôt possible. si vous avez besoin d’une convoctaion pour faire votre demande d’autorisation d’absence précisez-le sur le coupon réponse et nous vous l’enverrons dans les meilleurs délais.

nous rappelons que pour un conseil syndical il n’y a pas délai préalable pour déposer une demande d’autorisation d’absence auprès de son chef d’établissement (sinon une semaine par courtoisie) et que ce dernier ne peut pas la refuser ni exiger le remplacement des heures.

Le conseil syndical est ouvert à tous, mais nous ne pourrons assurer le remboursement des frais de déplacements et de repas qu’à nos TZR syndiqués.