19 octobre 2011

Observatoire et stages

Histoire géographie en 1re : un programme insoutenable, qui dénature la discipline et nos métiers

L’histoire-géographie au lycée apparaît grandement fragilisée par le sort réservé à la discipline dans la
réforme et l’économie générale des programmes, qui compriment plus ou moins deux années sur une, du fait
de l’existence du tronc commun et de la disparition de la discipline en terminale S.

Pour autant, c’est le programme de première qui concentre le plus de problèmes. Etant donné le nombre de « 
questions » à traiter, il est infaisable dans des conditions supportables pour les élèves et pour les enseignants
qui souhaitent continuer à donner du sens à l’exercice de leur métier.
En effet, il faudrait en 120 heures - calcul optimiste - couvrir 48 « questions » ou études en histoire et en
géographie, ce qui fait en moyenne 2 heures et demie pour chacune, méthodologie, évaluation, correction
comprises. Or, chacune de ces études ou questions peut donner lieu à un sujet possible au bac pour la série
S ! La cohérence des « études » est discutable pour plusieurs des thèmes et la démarche implique une
pédagogie qui reste confuse voire peu opérante.
Un tel programme, avec ses exigences méthodologiques lourdes (exercices du baccalauréat, « capacités » à
faire acquérir) place les professeurs devant un choix mortifère : soit « faire » le programme au pas de charge,
en réduisant le cours à un squelette et en suggérant un apprentissage mécanique d’une longue série de fiches
avec problématique et plan de la future composition en kit, soit maintenir des exigences de réflexion et la
possibilité d’un véritable travail méthodologique et critique, mais sans pouvoir terminer les programmes et
laissant les élèves de S se débrouiller en partie seuls pour les révisions du baccalauréat.

Nous refusons une telle alternative, néfaste pour les élèves, dangereuse pour la
discipline, délétère pour les enseignants.
Nous demandons que pour les épreuves anticipées de la série S en juin 2012, dans
l’urgence soit dressée une liste limitative des questions ou études pouvant donner lieu à
des sujets de baccalauréat.

Nous demandons que, dans un deuxième temps, soient revues l’architecture et les
approches de ce programme, en s’appuyant enfin sur l’expertise des professionnels de
terrain ; des choix doivent être faits pour permettre une formation satisfaisante de tous
les élèves.

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