Le CTPD convoqué par l’IA pour aujourd’hui (27/01) à 10h ne s’est pas tenu malgré la présence d’un représentant du SGEN.

Pour des raisons tant de forme (l’indigence des documents préparatoires : les prévisions d’effectifs mais rien sur la dotation départementale, les critères de distribution et les dotations aux établissements ...) que de fond (les retraits massifs d’emploi) - voir déclaration ci-dessous - la FSU ( SNES, SNEP, SNU Ipp), l’UNSA éducation et le SDEN-CGT avaient décidé de boycotter ce CTPD. Le SGEN a refusé de se joindre à cette démarche et l’a même fait savoir par voie de presse (OF d’aujourd’hui) !
En fait, un seul des deux représentants du SGEN était présent ce matin (sans doute pour donner plus de force et de virulence à leur présence !!!), cautionnant par sa présence le mépris de l’IA envers les représentants du personnel et illustrant leur conception d’un front syndical commun !
Mais comme la parité administrative n’était pas au complet (tout fout le camp, Monsieur l’Inspecteur !), le quorum n’a pas été atteint et le CTPD n’a pu se tenir. Il est reconvoqué pour mardi 1er février.
Nous avons tout de même pu obtenir les documents (encore incomplets) préparatoires.

Nous avons rencontré des journalistes du Télégramme et de Ouest-France pour qu’il y ait un écho de ce boycott dans la presse demain (à voir).

Les 42 collèges du 56 perdent 30 divisions

|6|5|4|3|
|-4|-7|-8|-11|

et 55 emplois pour - 354 élèves prévus.

Déclaration préliminaire au C.T.P.D du 27/01/2005 Au nom des représentants de la FSU, de l’UNSA-Education et du SDEN-CGT

L’opération « carton rouge » en novembre (+ de 200 000 cartons envoyés au premier Ministre) à l’initiative de nombreuses organisations syndicales, lycéennes et parentales, dénonçait le projet de budget 2005 pour l’Education Nationale qui devait entraîner une régression historique des moyens (-7500 emplois d’enseignants pour -40 000 élèves dans le second degré).

Les conséquences de ce budget adopté malgré cette opposition arrivent maintenant dans notre Académie (-502 emplois pour 2017 élèves soit 1 emploi de moins pour 4 élèves de moins) et dans notre département (sans doute -55 emplois dans les collèges pour -362 élèves soit 1 emploi de moins pour 7 élèves de moins).

En 4 ans, l’Académie a perdu 7% d’emplois pour 4% d’élèves en moins et les collèges du département ont perdu 8% de leurs moyens pour 6% d’élèves en moins.
Ces chiffres montrent bien que l’on va au-delà d’une simple baisse des moyens en rapport avec les effectifs et qu’il ne s’agit pas de rénover mais bien de casser le service public d’éducation après l’avoir démanteler de ses TOS.

Les conditions de préparation de cette rentrée se font en plus dans l’absence totale de transparence au niveau de l’Inspection académique comme au niveau des établissements ; En effet, dans les documents préparatoires à ce C.T.P.D, nous ne trouvons :
- Rien sur la dotation attribuée au département ou à chaque établissement
- Rien sur le nombre d’heures perdues par le département qui serait officieusement de -986 heures.
- Rien sur les nouvelles règles de calcul de l’Inspection académique pour déterminer le nombre de classes supprimées, le nombre d’élèves par division, le nombre d’heures par élève et le nombre de postes d’enseignants supprimés
- Rien sur les enseignants qui devront aller travailler sur plusieurs établissements
- Rien sur les retraits d’emploi en documentation, en conseiller d’éducation, en CPE et en surveillance !
- Rien non plus sur les moyens restants à la disposition de l’Inspection Académique pour répondre aux besoins des établissements qui pourraient apparaître.

S‘agit-il de mépris pour les personnels et les élèves ou bien de honte à nous présenter ces chiffres particulièrement affligeants ?

Les déclarations provocatrices de nos ministres sur le pouvoir d’achat des fonctionnaires et le maintien d’un projet de loi d’orientation rejeté par le Conseil Supérieur de l’Education nous incitent à pencher pour la première hypothèse. La remise en cause des statuts des personnels, la programmation de nouvelles baisses de l’offre de formation et le renoncement à toute ambition pour la majorité des jeunes nous confortent dans notre appréciation.

Nous exigeons d’avoir toutes les informations relatives à la préparation de ce C.T.P.D pour faire correctement notre travail de représentant des personnels.

Nous exigeons que la dotation départementale soit abondée pour l’année 2005.

Nous demandons la programmation d’un plan départemental d’urgence, élaboré en concertation avec les organisations syndicales, pour améliorer les conditions de travail et dynamiser le service public d’éducation pour qu’il puisse prendre en charge tous les élèves dans leur diversité et les faire réussir.

Dans ces conditions et sans réponses à nos demandes, notre présence à ce C.T.P.D ne peut se justifier.