A l’appel des syndicats de la FSU et de l’UNEF, 500 étudiants, candidats CAPES, CAPET, CAPEPS, CAPLP... se sont retrouvés devant le Rectorat mercredi 4 février pour protester contre la baisse drastique du nombre de postes aux concours 2004 (-30% en moyenne).

Le gouvernement prend une lourde responsabilité sur le devenir de l’école en diminuant massivement le nombre de postes mis aux concours. Pour certains, la baisse atteint 40%. C’est une décision d’autant plus injustifiée qu’elle est contraire aux conclusions de l’audit ministériel de décembre 2002, demandé par Luc Ferry lui-même.

Une telle décision est lourde de sens au moment où les départs à la retraite vont être massifs. Cela signifie clairement que le gouvernement a décidé de diminuer le nombre d’enseignants. c’est une conséquence des choix budgétaires visant à réduire l’emploi public. La casse des Services Publics, et en particulier l’Education Nationale, est en marche.

A l’heure où une crise de recrutement d’enseignants qualifiés s’annonce, une telle baisse des postes mis aux concours entraînera inévitablement dès la rentrée 2004 une dégradation concrète des conditions d’enseignement et des dispositifs de lutte contre l’échec scolaire :
- Dans les collèges et les lycées, 6 000 enseignants manqueront à la rentrée 2005.
- Dans les maternelles et écoles élémentaires, le recours aux listes complémentaires sera encore plus important, plaçant ainsi des milliers de professeurs des écoles sur le terrain sans formation

Face à une telle décision, la colère des étudiants engagés dans des études longues, des préparations exigeantes à des concours sélectifs sont légitimes.
Les étudiants, venus au Rectorat de Rennes le 4 février, ont été reçus en audience avec un représentant des formateurs de l’UFRAPS et Jean-Luc Le Guellec coordonateur FSU.

A l’issue de la manifestation devant France3, il a été convenu d’un nouveau rendez-vous après les vacances de février pour de nouvelles actions. d’ici là ils révisent d’arrache pied

Le 5 février
Michelle CARMES