SOMMAIRE :
- P1 : Edito
- P2 : L’action syndicale paye, La vie du S2
- P3 : Audience à l’IA, CPE, TZR
- P4 : Mutations 2005, Budget 2005, Stages académiques.

Edito

SOMBRE AVENIR SI...

Qui a tenu les propos suivants extraits d’un article sur les ASEN, paru dans un quotidien local ?
« Amplitude horaire plus importante, personnels qui doivent faire preuve de souplesse et d’adaptabilité, postes qui correspondent à ce que l’on souhaite, recrutement local qui permet d’avoir autorité directe sur le personnel »

Un chef d’entreprise usant du vocabulaire « moderne » de l’économie libérale ?

Non !

Un principal et un proviseur, encore chefs d’établissements , bientôt peut-être chefs d’entreprise si l’on en croit le prérapport Thélot dans lequel on peut lire les terme suivants : « renforcement considérable de l’autonomie des établissements ; création de nouveaux emplois d’encadrement augmentant le pouvoir des chefs d’établissements ; allongement du temps de présence des enseignants de 4 à 8 heures par semaine en fonction des taches à effectuer, elles-mêmes définies localement ».

Nous savons maintenant ce qui nous menace à très court terme si nous ne réagissons pas : casse du service public, redéfinitions de nos services et missions, soumission au local...dans le cadre d’un projet éducatif qui nous ramène à 30 ans en arrière . Thélot prévoit en effet un « kit » de survie et une orientation précoce pour les uns, une formation plus solide pour ceux qui envisagent des études longues, une troisième voie très fermée réservée à une élite . A cette conception dangereusement rétrograde de la société correspond un budget qui « économise » sur tout : postes, offre de formations etc ... L’Education n’est plus une priorité nationale !

Refusons ce sombre avenir qui hypothèque l’avenir de jeunes et de notre société .

Refusons une remise en cause radicale de notre métier et de notre formation .

Nous sommes en danger . L’école est en danger . Ne nous laissons pas faire !

Hélène Recoursé