La décision gouvernementale d’imposer aux GRETA de supporter sur leur trésorerie propre des cotisations patronales, jusqu’ici prises en charge par l’Etat, conduit à augmenter de plus de 50% le coût d’un poste gagé. C’est une mesure qui fait peser une menace supplémentaire sur les GRETA qui n’avaient vraiment pas besoin de cela. En effet, ils doivent faire face à une concurrence impitoyable imposée par la loi du marché de la formation continue. Ils sont contraints de fonctionner sur ressources propres puisque l’Etat leur refuse tout subventionnement.

Alors que, dans les discours officiels, l’Etat affirme la nécessité de développer la Formation Tout au Long de la Vie, dans les actes il choisit de mettre en quasi-faillite la formation continue dans l’Education nationale.

Pour la FSU, il est impensable que l’Education nationale qui assure l’essentiel de la formation initiale soit exclue du champ de la formation continue qui serait livrée de fait aux « marchands de formation ». Le service public de la FCA et ses personnels constituent un outil précieux qu’il convient de développer dans le cadre d’un grand service public de la formation tout au long de la vie. C’est le seul qui soit capable de répondre à l’investissement éducatif et de formation au service de tous et à la cohésion sociale et territorial

Face à cette situation, des décisions unilatérales sont prises pour tenter de sauvegarder la situation financière des GRETA en faisant à nouveau payer l’addition aux personnels : c’est le cas quand l’administration impose une requalification abusive des heures de « Face à Face Pédagogique » en « Autres Activités » qui aggrave les conditions de travail des personnels aussi bien des contractuels que des titulaires. et conduira inévitablement à des suppressions de postes et de contrats.

C’est aussi le cas quand des suppressions de postes gagés sont décidées dans la précipitation, alors qu’un subventionnement est acquis pour 2006 et que rien ne permet d’affirmer qu’on ne peut pas en obtenir un dans le cadre du budget 2007. A ce sujet, il est symptomatique que le Recteur d’académie ait annoncé sa volonté « d’écrire au Ministre » pour protester contre l’imposition des charges liées aux postes gagés.

En tout état de cause, la disparition des « postes gagés » non seulement priverait les GRETA de personnels qualifiés et expérimentés, mais aussi romprait les nécessaires liens avec la formation initiale, notamment en empêchant des collègues titulaires volontaires de s’investir en FCA. Elle conduirait à un accroissement de la précarité et à un développement des vacations, donc en heures supplémentaires, comme seul mode d’intervention des enseignants de formation initiale.
Face à cette situation, la FSU appelle tous les personnels à réagir et à exiger des dotations budgétaires spécifiques de l’Etat pour compenser :
le surcoût lié à l’application de la LOLF
le coût résultant de la réalisation d’une mission de service public, normalement imposée aux GRETA, dont l’utilité sociale n’est plus à démontrer
La FSU et ses syndicats (SNES, SNUEP, SNASUB) sont déjà intervenus auprès du rectorat, comme au plan national au Ministère. Mais c’est l’action unie de tous les personnels qui peut faire plier le gouvernement !

Signez et faites signer rapidement et massivement la pétition intersyndicale !

Prenez contact avec les responsables FSU et les élus au CA de votre lycée support

Réunissez-vous pour débattre de la situation et des actions à mettre en place :
- information de tous les personnels de la Formation continue et de la Formation initiale
- demande d’audience au Chef d’Etablissement
- ommuniqués de presse
- adresse aux élus, notamment aux députés qui auront à se prononcer sur le budget 2007

Faîtes parvenir fax et e-mail de protestation au Recteur
(Fax : 02 23 21 73 05 ; E-mail : ce.cab@ac-rennes.fr)
Le texte de la pétition peut être utilisé

Communiquez-nous le double de vos envois et vos propositions d’action
Fax : 02 99 36 93 64 ; E-mail : S3ren@snes.edu