Mme Garçon, secrétaire adjointe du Recteur, interpellée sur l’incompatibilité entre le discours que nous entendons depuis plusieurs années concernant l’importance de la politique documentaire et les suppressions de postes de documentalistes dans les établissements a convenu qu’il s’agissait d’un vrai retour en arrière. Elle rappelle que le Recteur avait « l’obligation de rentrer dans la dotation ». Nous sommes donc bien dans une logique comptable qui va vider nos CDI d’un bon nombre de collègues.

On ne s’était pourtant pas rendu compte que nous étions trop nombreux dans les CDI !!

Des suppressions moins importantes que prévu dans les collèges

Les premiers documents laissaient prévoir 13 suppressions de documentalistes dans les collèges. Ce chiffre a finalement été revu à la baisse et ce sont 3,5 postes qui seront supprimés.

Toutes les inspections académiques, à l’exception de l’IA 22, ont en fait décidé de ne pas supprimer de postes de documentaliste dans les collèges. Elles devront néanmoins, dans le cadre d’une globalisation des budgets, supprimer les moyens voulus par le rectorat en les prélevant sur la dotation d’enseignement.

Les suppressions décidées par l’IA 22 vont s’avérer catastrophiques pour des établissements ruraux où le CDI est souvent le seul lieu culturel pour les élèves.
Etablissements concernés par la suppression d’un ½ poste :
- Plouasne
- Plouaret
- Collinée
- Mûr de Bretagne
- St Nicolas du Pelem

Le collège de Bourbriac est concerné par la suppression d’un poste.

Les lycées durement touchés

Les premiers documents préparatoires envisageaient la suppression de 15,5 postes en lycées et LP.
Les nouveaux documents, qui serviront au CTPA de jeudi, font état de 9 suppressions. Mais ce chiffre ne comprend pas tous les temps partiels et CPA qui ne seront pas compensés. Dans les faits, de très nombreux CDI devront fonctionner avec moins de documentalistes, ce qui influe directement sur les conditions et la qualité du travail. Ne parlons pas de l’amplitude d’ouverture des CDI qui sera, de fait, fortement réduite. Interrogée sur ce point, Mme Garçon nous a répondu : « il faudra ouvrir le CDI avec d’autres moyens » !!!

Le SNES a interrogé le rectorat sur les mesures de cartes scolaires que ces suppressions engendreraient : pour l’instant, il n’est pas en mesure de nous répondre et doit revoir les situations de plus près...

L’avenir de la profession...

1- Recrutements
Non content de vider les CDI de leurs documentalistes, le rectorat prévoit aussi pour la rentrée prochaine de diminuer le nombre de stagiaires. Ils seront 4 en lycées et LP ( contre 8 cette année) et vraisemblablement 4 en collèges, soit un par département ( contre 8 cette année).

2- Mise au chômage de nombreux contractuels
Toutes ces suppressions annoncées vont inéluctablement conduire de nombreux collègues contractuels au chômage, qui de fait, ne pourront plus prétendre aux concours internes.

Le SNES académique a réuni plus d’une quarantaine de documentalistes mercredi 24 mars sur Rennes et Brest. Beaucoup ont fait part de leur désarroi et de leurs inquiétudes. Il faut alerter les équipes pédagogiques, les parents et les élus. Des actions diverses sont envisagées dans les établissements. Tenez-nous informés de vos actions, nous les diffuserons sur le site du SNES Académique.

Nous réunirons bientôt un conseil syndical (avec autorisation d’absence) pour discuter ensemble de l’avenir d’une profession plus que menacée. Nous ferons venir à l’occasion le responsable national du SNES pour les documentalistes.

Cordialement à tous,

Christelle CARNET- Gwénaël LE PAIH