6 février 2005

Actualité académique

Supplément spécial collège au snes Bretagne n°64

Sommaire :
- Page 1 :Edito, actions, congrès académique
- Page 2 :doublements, DGH et « culture de l’évaluation ». /
Ille et Vilaine : lorsque l’enseignement privé prospère sur le dos de l’enseignement public
- Page 3 : alternance : non au forcing ! / Langues vivantes étrangères et régionales
- Page 4 :nouvelle classe de 3e et découverte professionnelle. / IDD : vigilance

EDITO

Depuis l’annonce des 7500 emplois en moins au budget qui ne laissait rien présager de bon pour la rentrée 2005 au niveau de notre académie, le temps a passé, les décisions du Recteur sont tombées. Sur les 502 emplois supprimés au niveau académique, la facture pour les collèges s’élève à 226 emplois pour une perte de 1000 élèves. En 2 ans les collèges auront perdu 5,6% du potentiel enseignant pour une perte d’élèves de 2,3%.
Cette « facture » se décompose en solde :
- moins 16 emplois dans le 22
- moins 70 dans le 35
- moins 85 dans le 29
- moins 54 dans le 56
Les DGH sont maintenant dans les établissements et nous mesurons concrètement l’ampleur des dégâts.
Les conditions d’enseignement se dégraderont une nouvelle fois : que restera-t-il des rares dédoublements, que deviendront les moyens dévolus aux IDD ?
Comment le recteur peut il encore parler d’individualisation des situations d’enseignement, de prévention de l’échec, lorsque l’on sait que les DGH sont calculées sur la base de 28 à 30 élèves par classe en collège et que rien ne perce sur les moyens spécifiques ZEP ? Escroquerie, poudre aux yeux pour les parents ou provocation ? Personne ne s’y trompe !
Les suppressions de postes vont pleuvoir, les compléments de service se multiplieront encore...
Comme nous l’avons développé dans le dernier SNES-Bretagne, budget, « Loi Fillon », sont des éléments d’une politique libérale et cohérente du gouvernement en matière de casse du service public d’éducation et des services publics en général.
Dans de telles circonstances les actions se développent et doivent encore se multiplier. A tous les niveaux le SNES et la FSU vous y engagent : dans les établissements avec les parents, dans les CA et au-delà lors des rendez vous départementaux, des débats sur la loi d’orientation ....et au niveau régional, début mars.


Michelle CARMES