8 octobre 2020

Lycée, bac, post bac

Bac 2021 : Déclaration préalable au CA du lycée Descartes

Lycée René Descartes
Rennes
CA du 8 octobre 2020

Déclaration Préalable des élus des personnels d’éduction et d’enseignement

15 et 16 mars 2021 : des dates qui fâchent !

Des dates annoncées le 29 septembre dans la presse relayées par les réseaux sociaux qui sont des annonces officielles du ministre de l’éducation nationale avant même le bulletin officiel, avant même d’informer les acteurs de terrain de l’éducation nationale premiers concernés : les proviseurs, les enseignants de lycée voire même les Recteurs d’académie. C’est dire la méthode !

15 et 16 mars des dates qui fâchent tellement que le ministère doit publier en catastrophe le lendemain, le 30 septembre, un communiqué de presse qui précise le calendrier du baccalauréat mis en regard des échéances de Parcoursup, notant qu’un 3e jour est ajouté, le 17 mars,

15, 16, 17 mars 2021, des dates qui fâchent : 20 semaines de cours dans notre académie de Bretagne avant l’écrit du baccalauréat, ou de ce qu’il en reste, soit 7 semaines de cours de moins que les années précédentes, 2 mois de moins !
2 mois de moins pour travailler avec les élèves sur des programmes inflationnistes aussi bien en termes de volume que d’exigences de connaissances. Comment peuvent-ils être sereins nos lycéens ?

Mener cette préparation à l’examen tambour battant, suivre le rythme que vont imposer les professeurs tout en étant absorbé par la finalisation de son projet d’orientation qui va engager sa vie d’étudiant puis professionnelle. Comment être serein quand on est, en 2021, un lycéen de 17 ans ?

15, 16, 17 mars : nous nous y attendions, nous le dénoncions même depuis le début, mais là c’est du concret annoncé avec brutalité.

15, 16, 17 mars : 3 jours pour 12 épreuves majeures aux combinaisons multiples. Quelles conditions d’examen ose-t-on offrir aux candidats ?

15, 16, 17 mars 2021 : des datent qui fâchent. Nous savions le mépris affiché à notre métier d’enseignant, mais là c’est pire, on méprise l’usager 1er du service public d’Education Nationale, le lycéen. On méprise même ce service public rendu par le lycée dont la tâche est d’amener l’ensemble des jeunes au plus haut de leur formation en fonction de leurs compétences.

Sur le fond comme sur la forme nous dénonçons encore et encore cette réforme du baccalauréat et du lycée qui instaure des conditions d’enseignements qui ne sont plus en adéquation avec ce qu’est un lycéen en 2021. Nous dénonçons des pratiques qui font bien peu de cas du dialogue social et du quotidien des personnels et des élèves et érige le mépris en mode de gouvernance