30 septembre 2020

Sections départementales

Budget : les années se suivent et se ressemblent

Le budget de l’Education nationale pour l’exercice 2021 a été annoncé ces jours-ci ; il est loin d’être le mieux loti des ministères : 53,3 Mds d’euros avec +1,4 Md d’augmentation soit + 3% par rapport à 2020. La progression des traitements des personnels n’est pas la priorité puisque la masse salariale n’augmente que de + 2%

En réalité, sachant que le budget englobe le coût du Service national universel, qu’il reprend le budget des Sports, qu’il assume désormais le coût AESH et des services civiques affectés à l’EN, qu’il inclut +/- 100 M. € versés aux écoles maternelles privées, la hausse réelle du budget Education nationale est donc de + 550 M. soit + 1,01%, bien maigre progression qui ne couvre même pas l’inflation (1,4 % en 2019).

Le ministère annonce 400 M. € consacrés à la revalorisation des enseignants, la moitié attribuée aux échelons 2 à 5 sous forme de primes, l’autre moitié sous forme de primes au mérite (formation sur temps de congés, acceptation de HSA, réussite des élèves...) en éducation prioritaire. Il n’est donc pas question de passer par la hausse générale des traitements et une révision de la grille indiciaire. On est très très loin des promesses faites de compenser les conséquences de la réforme des retraites et de maintien du niveau des pensions – réforme à laquelle le gouvernement n’a pas renoncé.

Enfin, on est assuré de la dégradation encore des conditions d’enseignement, puisqu’aux 2039 créations de postes dans le 1er degré répondent 2039 suppressions dans le 2nd degré (dont 1800 dans le public), alors que 30 000 élèves supplémentaires sont attendus en lycée et surtout en collège. Le ministre, toujours adepte de la provocation, compense par l’annonce de 3 000 ETP (équivalents temps plein) en heures supplémentaires. Cela promet une fois encore, une augmentation de la charge de travail et un alourdissement des effectifs par classe.