Ordres, contre-ordres et approximations ont encore pu être constatés ces derniers jours : en effet, Jean Castex dresse le portrait de la situation sanitaire : accélération de la progression de l’épidémie dans tout le pays. Donc, la situation se dégrade, et il serait naïf de penser que les établissements scolaires en sont épargnés. Pour autant, Jean-Michel Blanquer refuse de prendre la mesure de l’urgence et met en danger les personnels comme les élèves. Il suffit d’observer les mesures prises dans les 16 départements dernièrement confinés : une demi-jauge a été instaurée dans les lycées mais les modalités sont encore une fois renvoyées au local : demi-groupe par classe, moitié des élèves de l’établissement en alternance, ... et… rien n’a été décidé dans les collèges, alors que le taux d’incidence dépasse 500 dans le Val d’Oise ou Seine Saint Denis. C’est tout de même surprenant et proprement incompréhensible. Même si les établissements s’appliquent à faire respecter les gestes barrières, chacun.e d’entre nous constate chaque jour les effets de la pandémie dans son établissement, comme des classes allégées pendant une semaine suite à des cas contacts identifiés.

Depuis un an, le SNES-FSU, avec des scientifiques ne cesse d’interpeler le ministère pour sécuriser les établissements :
- véritable politique de tests
- isolement plus strict
- mesures pour la cantine
- vaccination accélérée
A ce sujet, la stratégie vaccinale du gouvernement est difficile à suivre. Après le scandale des masques, des tests, une nouvelle cacophonie a pris place au sujet de la vaccination des personnels de l’Éducation nationale. Campagne vaccinale en mars ? Avril ? Juin ? Puis...plus rien du tout. Nous sommes bien au contact direct du public : il s’agit donc bien d’un enjeu crucial, individuel et collectif de réduction des risques de contamination.
Si l’Éducation nationale est bien la priorité que vante le gouvernement, tous les moyens et toutes les énergies doivent être mobilisés pour la faire vivre au quotidien et pour protéger les agents. La vaccination doit être un outil intégré à une stratégie cohérente et complète de de protection et de prévention. Pour l’instant, et depuis un an, l’Éducation nationale n’a ni l’un, ni l’autre.