4 mai 2021

Sections départementales

Le point sur les demandes d’aménagement des examens

Cette semaine, concernant l’organisation des épreuves du baccalauréat, Jean-Michel Blanquer se dit « ouvert à des aménagements possibles sans toutefois passer au contrôle continu intégral ». Qu’en est-il des demandes du SNES concernant l’aménagement de tous les examens (DNB, Baccalauréat et EAF) ?


Les aménagements d’examens

En collège pour le DNB
En vue de la session 2021, le SNES-FSU a demandé dès le premier confinement à ce que le programme de 3e soit allégé. Le ministère n’en a pas tenu compte faisant fi des difficultés liées à l’enseignement à distance lors du premier confinement et niant le fait que le dispositif « une salle, une classe » mis en place cette année n’a pas permis aux disciplines expérimentales de traiter tous les aspects du programme. Cependant, le combat perdure notamment pour aménager l’épreuve écrite. Le 7 mai, le SNES-FSU sera reçu en audience par les inspections générales de Sciences Physiques et de SVT. A cette occasion, il sera proposé que des sujets ou exercices au choix, avec des intitulés explicites quant aux parties traitées, soient proposés aux élèves candidats au DNB. Le temps de réflexion pour ce choix devra aussi être pris en compte dans l’énoncé.

Au lycée pour le baccalauréat
Cette semaine dans l’actualité, l’accent est mis sur le baccalauréat et sur le maintien de l’épreuve de Philosophie et du Grand Oral (la marotte de Jean-Michel). Pourtant, les inégalités quant à la préparation de ces épreuves sont criantes. Entre les établissements qui ont maintenu du 100% présentiel pour les Terminales et ceux qui sont passés en hybride dès le mois de Novembre, la préparation n’a évidemment pas été la même. Pour le Grand Oral, grand seigneur, le ministre offre la possibilité aux candidats de mentionner les parties du programme non traitées. Par là-même, le ministre prend acte des conséquences que la crise du covid a eu sur le traitement du programme : il n’a pas pu être terminé dans de nombreux établissements. Dès lors, nos organisations, Snes-FSU, Snetap-FSU, SIA (syndicat des inspecteurs d’académie) et SNPI-FSU, affirment que la neutralisation du Grand Oral est un impératif absolu pour la session 2021.

Pour l’épreuve de Philosophie, dès le mois de janvier, le SNES-FSU a demandé à l’inspection générale un certain nombre d’aménagements, dont un 4e sujet. Cette demande – que nous n’étions pas les seuls à formuler – a été entendue, bien qu’il s’agisse d’une dissertation et non d’un texte comme nous le souhaitions. Début avril, compte-tenu de la dégradation des conditions d’enseignement du 3e trimestre, le SNES-FSU faisait de nouveau savoir à l’inspection qu’un doublement des sujets serait probablement nécessaire, si les épreuves de juin devaient être maintenues.

Nous demandons une réponse rapide : il n’est pas entendable de rejouer la mauvaise série à rallonge de l’an dernier sur l’oral de français où les lycéens et les professeurs ont dû attendre jusqu’au 28 mai la décision du ministre de l’Education nationale. Il faut laisser aux professeurs et aux élèves la possibilité de consacrer le peu de temps qui reste à un travail utile autour de savoirs disciplinaires solides.

Des demandes d’aménagements des programmes et des examens pour l’année 2021
Outre le combat mené pour obtenir des aménagements d’épreuves, le SNES-FSU ne cesse de réitérer des demandes d’aménagement des programmes. Nous avons enfin obtenu l’ouverture de discussions avec le ministère au sujet de l’aménagement des programmes et des examens pour la rentrée 2021. Les réunions débutent le 4 mai et concerneront le lycée et le collège. Le ministère avait exclu dans un premier temps d’ouvrir les échanges aux programmes de collège ce que le SNES avait dénoncé énergiquement. Voici un lien pour consulter les demandes d’aménagement formulées par le SNES-FSU selon les disciplines : https://www.snes.edu/article/rentre...