1er juillet 2022

Actualité académique

Pas assez de places dans les lycées publics pour accueillir tout le monde

Pas assez de places dans les lycées publics pour accueillir tout le (...)

COMMUNIQUÉ DE PRESSE 01/07/22

Le jour de l’annonce des résultats d’affectation, ce 1er juillet, des centaines et des centaines de familles attendant avec impatience le lycée d’affectation de leur enfant pour la rentrée de septembre, verront le projet d’orientation de celui-ci écorné en un : « votre enfant est sur liste supplémentaire ». Sur le département 35, c’est plus de 500 élèves de troisième, y compris des élèves en enseignement adapté qui se retrouvent sans solution, sans place en voie professionnelle à la rentrée. Les plus chanceux se verront classés parmi les 10 premiers et les moins chanceux au fin fond d’une liste qui peut compter jusqu’à plus de 100 élèves en attente. Ce sont donc des centaines de familles qui passeront le week-end voire leur été à chercher leurs propres solutions.

Alors que les services du Rectorat pourraient anticiper, accompagner les équipes et les familles qui vont devoir faire face aux désarrois des élèves, ils choisissent de mettre tout le monde devant le fait accompli comptant peut-être sur le privé et les CFA pour écumer les « sans solutions ». Si la responsabilité du Rectorat reste entière, la Région Bretagne est tout aussi responsable quand elle fait le choix de ne pas créer des places en lycée professionnel à la hauteur des demandes des élèves et des familles.

Le SNES-FSU alerte et dénonce ses situations qui visent à précariser élèves, familles et équipes éducatives. Le manque d’ambition de la politique éducative touche particulièrement les plus précaires et les effets de cette politique du « débrouillez-vous » contribuent au climat social délétère. Le recours au tout numérique ajoute à la fracture sociale et exclut de plus en plus ceux qui ont pourtant dans ces moments le plus besoin d’être accompagnés, conseillés et sécurisés.

Le SNES-FSU sait que ces familles seront contactées par les établissements d’origine et les Centres d’Information et d’Orientation qui, s’ils n’ont pas de solutions toutes faites à proposer, ne laisseront pas tomber les élèves et leurs familles. Les fonctionnaires de terrain au plus près des familles savent l’importance du lien social dans ces moments délicats.

En attendant, Le SNES-FSU demande au service public gratuit de l’Education nationale de s’expliquer sur le manque d’anticipation de cette situation pourtant prévisible et demande une place pour tous les élèves à la rentrée prochaine dans des conditions décentes. La loi prévoit la scolarisation obligatoire jusqu’à 16 ans et l’obligation de formation jusqu’à 18 ans.