17 juin 2020

Sections départementales

Rassembler la profession le 24 juin pour faire entendre nos revendications

La mobilisation des personnels soignants du 16 juin est une réussite. C’est le premier appel à la grève et au rassemblement d’un secteur depuis le déconfinement (même si nous avons vécu de nombreux rassemblements contre les violences policières ces dernières semaines).
3000 personnes sur Rennes ont répondu à l’appel de l’intersyndicale et des collectifs de soignants réclamant une revalorisation de leurs salaires et une prise en compte des besoins d’aujourd’hui et anticiper ceux de demain, afin de répondre aux missions essentielles d’un service public de la santé pour toutes et tous. Après des revendications portées depuis plus d’un an, restées sans réponse, et des efforts incroyables avec la crise sanitaire, le soutien de tous les citoyens est nécessaire pour contrer le projet bien insuffisant qui ressortira du Ségur.

Ainsi, dans la même dynamique, l’intersyndicale éducation nationale 35 appelle les personnels à se rassembler le mercredi 24 juin, à 15h devant le rectorat de Rennes.



Les revendications sont claires : elles sont à la fois conjoncturelles et structurelles.

  • Conjoncturelles : La campagne de prof bashing de ces derniers jours est insupportable au regard des incommensurables efforts que les collègues ont dû fournir en cette période trouble. Insupportable et injuste, à en croire également les élèves et les parents d’élèves, qui dans leur grande majorité, sont reconnaissants du travail fourni par les enseignants.
  • Elles sont aussi structurelles : l’éducation nationale subit des réformes tout azimut depuis longtemps mais le projet pour l’école dessiné par Blanquer depuis 3 ans nous inquiète au plus au point : école des fondamentaux, externalisation de certains enseignements par le dispositif expérimental des 2S2C, école du tout numérique, fin de la démocratisation du parcours scolaire ( mise en concurrence des disciplines et des établissements, suppression assumée de l’orientation comme service public avec la disparition progressive des Psy-En et les fermetures des CIO, sélection de nos jeunes avec Parcoursup…). De plus, tout porte à croire que les personnels de l’EN seront encore les grands oubliés de la revalorisation salariale et que les « efforts de la Nation » demandés par le président Macron devant compenser en partie les milliards dépensés pour faire face à la crise économique induite par la maladie Covid-19, vont largement porter sur les fonctionnaires, qui devront encore s’asseoir sur le dégel du point d’indice.

Ainsi, soyons nombreux et nombreuses mercredi prochain, en portant le revendications suivantes :
Pour la profession :

  • l’amélioration des conditions de travail et la hausse généralisée des salaires pour toutes et tous par l’augmentation du point d’indice ;
  • l’abrogation de la réforme du baccalauréat (dont E3C), du lycée et de la voie professionnelle, et de Parcoursup ;
  • des moyens supplémentaires d’accompagnement des élèves : Assistant.e.s sociales, vie scolaire, infirmier.e.s et médecins scolaires, AESH, AED
  • au regard du contexte sanitaire, le rétablissement des postes supprimés dans le second degré et l’octroi de moyens supplémentaires pour la rentrée de septembre
  • le maintien de l’ensemble des enseignements sportifs, culturels et artistiques au sein de l’Education nationale et donc l’abandon du dispositif 2S2C ;
    Plus globalement,
  • le retrait définitif de la réforme des retraites ;
  • la levée de l’état d’urgence sanitaire, le maintien de la liberté de réunion et, le respect des droits syndicaux.