3 avril 2018

SECTIONS DEPARTEMENTALES

Samedi 31 mars : clôture des voeux sur Parcoursup


Annoncé comme « un système qui met fin au hasard aveugle et permet une orientation personnalisée », dans la réalité, parcoursup est un système qui génère stress pour les élèves, surcharge de travail pour les professeurs principaux et les enseignants engagés dans l’accompagnement personnalisé ainsi que l’administration.

Lisez ci-dessous le témoignage d’une collègue d’un lycée d’Ille et Vilaine :

Vendredi 30 Mars, avant dernier jour pour vérifier la confirmation des vœux formulés, c’est le branle-bas de combat pour tous les acteurs impliqués dans le dispositif.
Les élèves n’ayant pas la possibilité de le faire de chez eux craignent de ne pouvoir se connecter au serveur au sein du lycée. Résultat, intense activité sur la plateforme, la connexion est difficile..
Les familles des élèves n’ayant pas encore confirmé leurs vœux sont rappelés par l’administration.
Les professeurs principaux veillent à s’assurer de la validation des dossiers par les jeunes.
Entre le 22 janvier, date de formulation des vœux et le 31 mars, date de confirmation des vœux et de constitution des dossiers, l’énergie dépensée à accompagner les jeunes dans le nouveau dispositif est sans commune mesure.
Le constat est sans appel pour les jeunes et leur famille mais aussi pour les personnels :
stress des élèves qui n’arrivent pas à rédiger une lettre de motivation qui ne dépasse pas 1500 signes ;
découragement face à des formulaires à compléter en plus des traditionnels CV et lettre de motivation pour certaines formations ;
une intrusion sur le vécu de l’élève, ses activités extra scolaires, son engagement ;
des formes d’autocensure de la part de certains élèves qui se sous estiment pour postuler sur telle ou telle formation ;
à l’inverse des vœux surréalistes pour certains qui se surestiment ;
le secrétariat des établissements scolaires soucieux de s’assurer que tous les élèves valident bien leurs vœux avant la clôture de la plateforme ;
des conseils de classe à rallonge pour se prononcer sur chaque vœu formulé, un travail en amont pour remplir les fiches avenir et étudier la cohérence des projets ;
des heures d’AP orientation pour travailler les lettres de motivation et les CV avec les élèves ;
des disparités dans la tenue des conseils de classe et sur les avis portés.
Désormais, attendre le 22 mai et les premières propositions d’admissions. Le verdict quant à la pertinence de ce « nouveau » système sera-t-il aussi sans appel ? Les difficultés déjà soulevées par les personnels des universités peuvent déjà nous mettre sur la piste…