17 juin 2019

Actualité académique

Si le Ministre s’entête à avoir raison tout seul... - Communiqué de presse -

Si le Ministre s'entête à avoir raison tout seul... - Communiqué de (...)

A l’appel de l’Intersyndicale SNES-FSU, CGT, SUD et SNALC, avec les stylos rouges entre autres, plus de 30 % des enseignant-es ont fait grève aujourd’hui dans plus d’un lycée sur deux en Bretagne avec des pointes aux lycées Descartes Rennes, l’Iroise Brest, J Guéhéno Fougères, JM Le Bris Douarnenez, Anita Conti à Bruz… Nombreux sont les collègues qui d’une manière ou d’une autre ont manifesté ce 17 juin leur rejet des réformes Blanquer avec une multitude d’actions, comme à Rennes ce midi où 250 collègues grévistes se sont réunis.

Cette mobilisation est exceptionnelle pour une journée symbolique dans les métiers de l’Éducation. Elle illustre avec force l’exaspération et la colère des personnels du second degré alors que les réformes s’enchaînent (du lycée, du bac, de la Fonction publique) sans que leurs avis soient entendus. La surdité du Ministre et son déni de la réalité ne donnent aucune perspective à une profession dont les conditions de travail et de rémunérations se dégradent chaque rentrée. Engagé-es pour la réussite de leurs élèves, les personnels mesurent combien les suppressions de postes partiellement compensées par les heures supplémentaires déjà trop nombreuses et les réformes inégalitaires au lycée préparent un redoutable tri social de la jeunesse. C’est bien cet abandon d’un objectif de réussite scolaire pour tous les élèves qui motive les personnels à résister et à s’engager dans des actions, comme celle hautement symbolique mais peu naturelle pour des enseignant-es de la grève du 1er jour des surveillances du bac.

Si le Ministre s’entête à avoir raison tout seul, le SNES appelle les collègues à poursuivre leurs actions d’ici à la fin de l’année et proposera d’autres temps forts notamment le 27 juin, premier jour des surveillances du brevet des collèges. Le SNES invite les personnels à en débattre collectivement en assemblée générale et à recenser également les besoins manquants pour la rentrée prochaine, ce climat de contestation généralisée pourrait en effet se prolonger lors de la rentrée des classes.


Communiqué de presse du S4