Hors classe :
Une carrière complète doit dorénavant se dérouler sur au moins deux grades (classe normale puis hors classe), pour le SNES-FSU, c’est une avancée et le barème national permet encore cette année de promouvoir les collègues avec le plus d’ancienneté dans le 11e échelon. Pour la majorité des collègues, l’accès à la hors classe est possible dés la fin du 10é échelon. Les interventions des élu-es du SNES-FSU tout au long de la CAPA ont porté sur les collègues au 11é échelon ou proche du départ à la retraite. La combativité du SNES-FSU pour défendre en CAPA les intérêts des CPE est un atout profitable à toute la profession !

Une liste principale de 20 noms :
Sur les 20, 8 promu-es sont dans le 11e échelon (quatre avec une ancienneté dans l’échelon inférieur ou égal à an) et 12 dans le 10e échelon. (sept de plus de trois ans d’ancienneté, trois de deux ans). Nous avons déploré que 4 collègues du 11e, avec un avis satisfaisant) restent non promu-es, ils ont une ancienneté faible dans le 11e. Ils gagneront au moins les 10 points d’ancienneté l’an prochain, ce qui leur sera profitable.
Nous avons proposé de faire entrer dans le tableau de promotion ces collègues du 11è échelon non promus. Le rectorat a étudié attentivement les situations que nous lui avons soumises et nous a en partie donné raison. Le représentant du SGEN s’est opposé partiellement à nos interventions soutenant l’administration dans son choix de privilégier la valeur professionnelle à l’ancienneté.
Le bilan de la promotion à la hors classe est globalement très positif :
• Le nombre de 11é échelon non promu à l’issue de la campagne diminue d’année en année.
• Les nouvelles règles (PPCR) sont plus claires et plus transparentes (elles portent l’essentiel de nos revendications)
• l’accès à la hors classe est presque assuré à tous dans un déroulé de carrière fluide (le plus grand nombre accède à la hors classe fin de 10é échelon ou début du 11é échelon)
Classe exceptionnelle :
​Dans l’académie, nous avons deux élus qui est en droit de siége​r : des documents de travail, fournis-en amont nous ont permis de proposer des améliorations au projet du Recteur
​Deux viviers à analyser
La commission devait se prononcer sur une double liste de promotions. La classe exceptionnelle a en effet pour vocation de promouvoir les collègues en fin de carrière, mais selon deux types de viviers :
• Le vivier 1 (80 % au moins des promotions) est composé de collègues qui ont eu durant leur carrière des missions ou affectations spécifiques durant au moins 8 ans, principalement en éducation prioritaire ou de tuteur. Le contingent pour l’académie, cette année est de six promotions possibles.
• Le vivier 2 (20 % des promotions) englobe lui l’ensemble des collègues ayant atteint l’échelon six de la hors classe des CPE (au 1er septembre 2019 pour cette campagne). Le contingent pour l’académie, cette année est de cinq promotions.

Le projet que nous a présenté le Recteur était le suivant :
Vivier 1 : quinze collègues avaient candidaté au titre du vivier 1, onze n’ont pas été retenus, car ne présentant pas de missions relevant des critères ou présentant des missions relevant des critères, mais avec une ancienneté insuffisante. En définitive, quatre collègues ont été retenus au titre du vivier 1. Le Recteur leur a attribué deux avis très satisfaisant, un avis satisfaisant et avis exceptionnel.
Vivier 2 : 66 collègues étaient inscrits au tableau (quatre de plus qu’à la précédente campagne), 70 % de femmes, 30 % d’hommes. Le Recteur a attribué 3 avis exceptionnels, 23 avis très satisfaisants, 40 avis satisfaisants. Trente-trois de ces collègues exercent en lycée, neuf en lycée professionnel, dix-sept en collège, deux en EREA, trois en ZR. La fourchette des années de naissances se situe entre 1955 et 1970. Les trois avis exceptionnels concernent trois femmes né·e·s entre 1957 et 1960, elles exercent en collège, lycée ou LP.
Nous avons entamé l’analyse du projet rectoral, en commençant par le vivier 1.
Vivier 1 : Nous avons rappelé que les critères d’éligibilité étaient trop restrictifs (non prise en compte de certains collègues affectés en éducation prioritaire), que la répartition 80/20 entrainait des pertes de promotions (le report des promotions « perdues » au vivier 1 doit être possible, selon nous, vers le vivier 2) et que la promotion par fonction ou affectation spécifique avec des critères si restrictifs risquait d’amplifier les inégalités entre collègues. Nous nous sommes étonnés de la soudaine augmentation du nombre d’éligibles et avons demandé des précisions sur les critères retenus. L’administration a répondu en détaillant les critères retenus pour ces quatre collèges éligibles, dont certains auraient pu être éligibles les années précédentes. Les quatre collègues ont été promus.
Au total, 1 promotion est perdue pour le corps dans l’académie. Ce n’est pas acceptable ! Il faudra que les critères évoluent pour correspondre aux conditions d’exercice du métier de CPE. À défaut, la catégorie ne bénéficiera pas de l’avancée de carrière ouverte aux autres fonctionnaires.
Le projet de promotion a été adopté à l’unanimité
Vivier 2 : Le contingent était de deux promotions. En séance, nous avons regretté le poids de l’avis rectoral dans le tableau et avons proposé que soit examinée la situation des collègues ayant le plus d’ancienneté dans le grade. C’est conforme aux principes de la rotation des promotions que nous défendons pour assurer un renouvellement plus rapide du vivier et ainsi permettre, dans la durée, à un plus grand nombre de bénéficier de cette promotion avant la retraite. Après un débat, le rectorat a partiellement retenu nos arguments, en donnant une priorité au titre de l’ancienneté de carrière entre deux collègues considérés de valeur professionnelle égale.
Le projet de promotion a été adopté à l’unanimité
Échelon spécial de la Classe exceptionnelle :
Deux promotions étaient possibles. L’administration a proposé deux collègues de valeur professionnelle égale et proche du départ à la retraite, répondant à notre demande, ainsi qu’aux consignes ministérielles visant à « fluidifier » l’accès à cette promotion. Un troisième collègue a été nommé en liste complémentaire, toujours sur le critère de la proximité du départ à la retraite. Le SNES-FSU a soutenu ces propositions retenues au terme d’un débat au cours duquel nous avons été entendus.
Les élus CPE du SNES-FSU
Pierre-Yves Moré, Caroline Lameloise