covid : droit dans le mur

Depuis le début de l’année scolaire, les établissements sont restés ouverts ce qui semble essentiel pour des raisons pédagogiques et sociales. Cela fait des mois que le SNES-FSU réclame de vraies mesures pour empêcher la circulation du virus dans les établissements et ainsi protéger tous les personnels, les élèves et leurs familles.
Cependant, malgré ces demandes répétées, Jean-Michel Blanquer a refusé de mettre en place les mesures de protection et de prévention indispensables en période de pandémie. Pour l’heure, le ministre se contente de tenir des propos totalement hors-sol en affirmant ce lundi devant des cadres de LaREM que "l’école n’est pas le lieu social principal des contaminations" et ce, alors même que les fermetures de classe et les cas se multiplient ces dernières semaines. Par exemple, rien que la semaine dernière, 21 183 élèves ont été contaminés contre 15 000 la semaine précédente. Du côté des enseignants, le nombre de personnes infectées en une semaine est également en hausse passant de 1809 à 2515 cas. Blanquer joue donc la politique de l’autruche au détriment de la santé de ses personnels et des élèves.
Par ailleurs, il estime que l’attention portée par les médias sur les écoles ces derniers jours relève d’une "focalisation médiatique pas forcément justifiée". Bref, Blanquer s’enferre dans la seule stratégie qu’il semble être capable de mener pour faire face à la pandémie : celle du déni.

Les parents d’élèves de la FCPE se mobilisent contre la stratégie ministérielle mercredi 30 mars à 17h30 voir article

Et d’une manière plus générale, nous rappelons que la semaine du 05 au 10 avril des mobilisations pour défendre la fonction publique sont prévues. C’est là l’occasion de se faire entendre. voir article

Pour faire face à la pandémie et pour maintenir les établissements ouverts le SNES-FSU exige :
– le passage en demi-groupes dans les collèges des zones confinées
– le strict respect de la jauge à 50 % à l’échelle d’une classe dans les lycées
– des mesures de prévention dans les zones non confinées : possibilité de limiter le brassage par une diminution des effectifs en présentiel en collège et en lycée
– des mesures pour sécuriser les cantines scolaires
– une politique massive de tests accompagnée des mesures plus strictes pour l’isolement des cas positifs et des cas contacts
– l’organisation concrète de la vaccination accélérée de tous les personnels de l’éducation nationale volontaires ; là encore les annonces ne suffisent pas, il faut des mesures précises
– des aménagements d’examens : Le passage en « hybride » des lycées dans 16 départements renforce les interrogations sur les épreuves de fin d’année. Comment penser que le Grand oral pourra être préparé dans de bonnes conditions, après plusieurs semaines d’hybride et une année qui n’a rien de normale ? Le Snes-FSU demande la neutralisation du grand oral.
– des aménagements pour l’épreuve de français du bac : par exemple que les candidats des voies générale et technologique aient le choix entre deux sujets à l’écrit, soit deux commentaires au choix portant sur deux textes de genres différents ou encore que soient mentionnés sur le récapitulatif pour l’oral, les points de grammaire qui auront été effectivement étudiés au cours de l’année de Première.
– Des aménagements du DNB
– Des allègements de programmes pour la rentrée 2021.

3e vague : qu’en est-il de la protection des personnels ?
A l’heure actuelle, en cas d’élèves ou de personnels positifs au virus voici ce qui se passe dans les zones non confinées :

Souche normale ou britannique
– 1 cas = isolement de l’élève et détection des cas contacts selon la procédure habituelle, pilotée par l’ARS.
– 3 cas dans une classe (non issus d’une fratrie et sur une période de 7 jours), tous les élèves sont cas contacts et sont mis à l’isolement, donc la classe est fermée.
– Les cas contacts de l’élève sont mis à l’isolement pendant 7 jours et reviennent s’ils peuvent attester d’un test négatif réalisé au bout de 7 jours après le dernier contact avec le cas confirmé. S’ils ne sont pas en mesure d’attester d’un résultat de test au bout de 7 jours, ils sont alors isolés pendant 7 jours supplémentaires, soit 14 jours d’isolement.
– Attention, la règle n’est pas la même si l’élève est cas contact en raison d’un cas dans sa famille : l’élève revient après avoir attesté d’un résultat de test négatif 7 jours après la guérison du cas confirmé dans sa famille, il revient donc au mieux après 17 jours d’isolement. En l’absence de présentation d’une attestation de résultat de test négatif, l’isolement dure encore 7 jours supplémentaires, soit 24 jours.

En cas de variant sud africain ou brésilien, nous vous renvoyons vers l’article ci-contre :
https://www.snes.edu/article/3eme-v...

Vaccination, où on en est ?
Les annonces d’Emmanuel Macron le 23 mars ouvrent la porte à une vaccination prioritaire et rapide des enseignants. Ces déclarations viennent enfin reconnaître le rôle incontournable des enseignants, mais aussi leur exposition particulière dans le contexte sanitaire actuel. Reconnaissance que Jean-Michel Blanquer n’avait jamais daigné esquisser.

Mais cette annonce doit être absolument précisée : tous les personnels de l’Education nationale doivent être concernés (CPE, PsyEN, AED, AESH dans le second degré), un calendrier avec des engagements fermes sur un début de vaccination début avril doit être donnée (et non pas un très vague « à partir » qui peut renvoyer vers la fin de l’année scolaire) et des réponses pratiques doivent être apportées sur l’organisation de cette opération.

La COVID-19 se propage comme un feu de forêt. Les solutions doivent se propager plus rapidement encore. Personne n’est en sécurité tant que tout le monde n’a pas accès à des traitements et des vaccins sûrs et efficaces. Si vous voulez agir pour vous faire vacciner, vous pouvez signer la pétition en cliquant sur ce lien :
https://la-petition.fr/campagne-de-...

Et parce que cela dépasse les seuls enseignants et que nous avons tou.tes droit à la protection. Signez cette initiative citoyenne européenne, https://noprofitonpandemic.eu/fr/ afin que la Commission européenne prenne des mesures pour faire des vaccins et des traitements anti-pandémiques un bien public mondial, librement accessible à tou.tes.

Le chiffres du ministère ne correspondant pas à la réalité de terrain, nous vous demandons de bien vouloir nous faire remonter les informations sur les fermetures de classe dans vos bahuts en envoyant un mail à cette adresse