Le rectorat a diffusé les résultats du mouvement intra académique le 12 juin dernier. Analyses du SNES-FSU Bretagne.
Alors que les opérations sont réalisées depuis 2020 sans contrôle préalable par les élues des personnels, l’opacité du mouvement a été renforcée cette année par des changements dans la façon de faire tourner l’algorithme de mutation.
Jusqu’à présent, les collègues entrantes dans un département à l’aide de leur barème DPT étaient mutées à l’intérieur du département en fonction de leur barème sur les vœux commune (et/ou établissement). Le rectorat a considéré cette année que les collègues entrées avec leur vœu DPT pouvaient être satisfaites par n’importe quel poste dans le département. Cette façon de procéder permet au rectorat d’afficher un taux de satisfaction plus élevé, car il renforce le nombre de mutations, mais au détriment d’un traitement juste et égalitaire des demandes de mutation.
Nouvelle règle jamais discutée
C’est l’action du SNES-FSU qui a permis de mettre à jour cette modification de la façon de procéder du rectorat qui n’avait été ni annoncée ni présentée, que ce soit aux organisations syndicales ou aux participantes au mouvement. Nous avons contesté ces changements et dénoncé leur caractère inacceptable. L’ancienne rectrice a d’ailleurs présenté ses excuses pour la façon dont ses services ont procédé et a annoncé la mise en place d’un groupe de travail l’an prochain afin de rediscuter collectivement des règles du mouvement intra.
Un mouvement toujours plus tendu
En dépit de ces modifications, le taux de mutation diminue encore légèrement cette année avec à peine 31,5 % des collègues qui demandent une mutation qui sont mutées (749 sur 2334 participantes). Parmi ceux-ci les 2/3 sont des « participantes obligatoires » qui devaient obligatoirement obtenir une affectation dans l’académie. Les collègues déjà en poste dans l’académie ne représentent ainsi qu’un tiers des collègues ayant obtenu une mutation (252 sur les 749 mutées), ce qui signifie qu’en réalité, hors participantes obligatoires, c’est moins de 1 collègue sur 7 qui obtient sa mutation dans l’académie contre 1 sur 5 l’année dernière.
Plus d’informations détaillées sur notre site : https://r.snes.edu/Intra26
Recours : le SNES-FSU à vos côtés !
Ces difficultés de mutations et les nombreuses affectations en extension (plus de 60) ont abouti à un grand nombre de recours que le SNES-FSU a porté auprès du rectorat fin juin et au cours de la première quinzaine de juillet. Nous avons ainsi accompagné plus de 80 collègues dans leurs recours, obtenant une vingtaine d’affectations provisoires (prioritaires ou conditionnelles) que le rectorat cherchait à mettre en œuvre au mois de juillet.
Phase d’ajustement TZR & non-titulaires
À partir du 9 juillet, les TZR et les non-titulaires ont commencé à recevoir leur affectation sur les supports disponibles à l’année. Comme nous l’avions annoncé, le nombre important de « berceaux » stagiaires bloqués pour accueillir les lauréates du double concours (L3 et M2) mis en place cette année, à parfois rendu compliqué le travail de la DPE. Si la plupart des affectations à l’année ont été réalisées avant le 21 juillet, le rectorat continue son travail dans la dernière quinzaine d’août. En parallèle de nos échanges avec le rectorat sur les situations de recours non résolues, nous intervenons aussi pour accompagner les TZR et non titulaires qui reçoivent une affectation problématique. N’hésitez pas à nous contacter en cas de difficulté.
■ Kevin Hédé
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Extrait du SNES Bretagne n°178 spécial rentrée 2026
