21 août 2026

Santé et sécurité au travail

PSC : DÉFENDRE LES INTÉRÊTS DE LA PROFESSION

PSC : DÉFENDRE LES INTÉRÊTS DE LA PROFESSION

Les élections professionnelles de décembre prochain sont l’occasion d’une communication parfois trompeuse. Mise en perspective.

La PSC est en œuvre depuis le 1er mai. Ce projet illibéral, qui découle de la Loi de Transformation de la Fonction publique (TFP), adoptée en 2019, sape la visibilité des collègues pour accéder conjointement à la complémentaire santé et un contrat de prévoyance, elle casse les solidarités professionnelles et intergénérationnelles. Ce n’est pas le projet du SNES et de la FSU qui défendent le remboursement de 100 % des soins prescrits par la sécurité sociale, correctement financée.

La FSU s’était opposée à la loi TFP, mais les mobilisations n’ont pas été suffisantes pour y faire obstacle, dans un contexte de lutte déjà très vive contre la réforme du lycée, juste avant la crise sanitaire.
Après l’adoption de la loi en 2019, et avant une déclinaison dans les différents ministères, le gouvernement a ouvert un cycle de discussions sur la mise en œuvre de la PSC et le panier de soin proposé. Sans ces concertations, le panier de soin minimal prévu par la loi se serait appliqué. La FSU, comme l’ensemble des organisations syndicales [cf. https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000045300369], y compris FO qui a retiré sa signature en 2025, a signé ce protocole interministériel de discussion pour être informée des propositions et pouvoir y défendre les intérêts matériels et moraux de la profession. Elle a notamment obtenu des améliorations sur la prise en charge de l’employeur, sur le panier de soin et sur une offre de contrat de prévoyance collectif avec participation de l’État. Si ce projet ne correspond pas à ce que nous défendons, il était important d’agir pour ne pas laisser carte blanche au ministère faute de discussion.

Le SNES et la FSU ont également dénoncé les pratiques douteuses de la MGEN et alerté la profession pour éviter toute communication trompeuse. Ils continueront à défendre le mandat d’une protection sociale solidaire et généreuse, dans l’esprit de la sécurité sociale de 1945, tout en défendant au quotidien les intérêts des collègues en activité ou retraitées face aux réformes imposées à la hussarde par les gouvernements illibéraux.

Joël Mariteau

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Extrait du SNES Bretagne n°178 spécial rentrée 2026