site de reflexion et d’action des non-titulaires de l’éducation nationale

Le SNES académique accompagné d’une délégation de collègues
non-tutulaires au chômage, a été reçue jeudi 8 décembre par Monsieur
Vauléon, DRH du rectorat.

Le SNES voulait une nouvelle fois attirer l’attention du Recteur
d’Académie sur la situation financière des collègues non-titulaires qui,
non réemployés depuis la rentrée n’avaient toujours pas perçu
d’allocation chômage.
Après une discussion âpre et très tendue au cours de laquelle les
collègues au chômage ont apporté des témoignages poignants sur
leur situation, le SNES a obtenu du rectorat :
- la réouverture dès ce lundi de la permanence téléphonique
afin que les collègues puissent avoir des éléments sur l’avancement de
la prise en compte de leur demande d’indemnisation
- le versement d’ une avance de 85% du montant des APE
avant la fin décembre.

C’est un premier résultat qui fait suite à une situation de blocage ;
même si nous avons revendiqué le versement de l’intégralité des
sommes dûes, ce premier résultat est une avancée qu’il faut souligner
et mettre à l’actif de l’obstination du SNES sur ce dossier.

A Paris le 7 décembre...

Le 7 décembre 2005 à l’appel de syndicats (SNES-FSU, SNEP, SNUEP. UNSEN-CGT et SUD-Éducation), le collectif d’Île-de-France, auquel se sont joints des collectifs de précaires de nombreuses académies, a organisé un campement « temporaire » place de la Sorbonne à Paris de 11 heures à 15 heures. Des tentes ont été symboliquement plantées. Des pancartes représentaient toutes les académies. Près de 150 à 200 collègues se sont mobilisés. Durant cette action, les collègues ont informé la population sur la situation précaire des personnels non titulaires de l’Education nationale (distribution des tracts, signature des pétitions). L’action a été bien couverte par les médias (FR3, Libération, le Monde, L’Humanité...).
Après une Assemblée générale à 15 h, les manifestants se sont rendus au ministère à une éventuelle audience. Afin de représenter l’ensemble des organisations syndicales (SNES, SNUEP, CGT, SUD et CNT) et tous les collectifs présents, les manifestants proposaient 10 personnes dans la délégation. Le ministère a refusé et ne souhaitait recevoir que 5 personnes. Devant ce refus, l’ensemble des syndicats a décidé de boycotter cette audience.
Les manifestants déçus de cette fin de non recevoir se sont dispersés et sont déterminés à revenir encore plus nombreux pour les prochaines actions.